Vézina, Andrée

Andrée Vézina

Peintre autodidacte, Andrée Vézina est née à Montréal en 1952. Elle vit et travaille à  Québec.

Andrée Vézina a terminé un baccalauréat en sociologie à Laval, tout en poursuivant parallèlement des cours de dessin dans les cégeps, musées et ateliers divers. Ses études terminées, elle intensifie ses recherches personnelles en art.

Explorer l’univers d’Andrée Vézina, c’est une belle échappée au rythme des saisons. C’est aussi participer à la danse des formes. C’est se délecter l’œil de l’équilibre des masses, aller à la rencontre des couleurs vibrantes et énergiques de ses personnages imposants, de ses musiciens, ses paysans et ses femmes d’ici et d’ailleurs. Et que dire des bouquets de fleurs à la facture relevée et étonnante.

Ses principales expositions solo ont eu lieu chez Pratt & Whitney de Longueuil (1986), à la galerie La Corniche de Chicoutimi (1987), à l’Alliance française d’Ottawa (1988) et à la Galerie Pierre Bernard de Montréal (1989). Elle a aussi participé aux expositions Les femmes peintres du Québec, au Musée Marc-Aurèle Fortin (1989) et les femmeuses.

Andrée Vézina a remporté les 2ième et 3ième prix de la Société canadienne d’aquarelle en 1984 et 1985. Elle a également été nommée artiste de l’année chez Pratt & Whitney, en 1986.

Andrée Vézina présente ses œuvres à la galerie d’art La Corniche depuis 1981.

Andrée Vézina fait partie du paysage des arts visuels québécois depuis plus d’une trentaine d’années. Elle travaille essentiellement par thème abordant des thématiques plus ou moins longues qui reviennent au fil de sa production.
Ses thèmes, liés aux saisons, vont et viennent en alternance. L’hiver, sa palette s’assombrit. Ceci s’explique par la luminosité ambiante et par l’intériorité inhérente à  cette saison. Apparaissent alors les musiciens, les danseurs de tango, les scènes théâtrales. Au printemps, la couleur revient. Les jaunes, les verts acides, les roses éclatent et livrent bataille à  des bleus glacés. Les thèmes du voyage reviennent alors. L’artiste exploite les lumières des pays plus ensoleillés, c’est le moment des tableaux portant sur les femmes d’Afrique, les pirogues vietnamiennes, le travail au champ ou dans les rizières.
L’été, la palette n’en finit plus de se réchauffer, elle juxtapose les rose, jaune, rouge, orangé et violet. Les couleurs et les tonalités deviennent plus vives, exacerbées. Avec elles, l’on retrouve les fleurs, les marchés de fleurs, les musiciens de rue. La fête quoi!
L’automne, le calme revient, les harmonies s’assourdissent. La saison qui commence avec l’abondance des marchés d’été puis d’automne se terminent par des natures mortes de fleurs fanées, séchées, de fruits de fin d’été glanés dans les marchés à travers champs et jardins oubliés. Les bruns, les ocres et les noirs sont maintenant dominants et appellent bientôt le retour des musiciens.
L’approche plastique de Vézina se caractérise notamment par les généreuses textures créées par l’emploi d’une matière abondante qui permet à l’artiste de morceler littéralement la pâte. Cette dimension confère un aspect très tactile à son travail, alors qu’elle inscrit sur la toile des motifs irréguliers qui parcourent l’ensemble de la surface. Le sujet semble émerger d’un magma qui donne naissance à une fusion entre la matière et la forme.
Ref. Robert Bernier in La peinture au Québec depuis les années 1960 Éditions de l’homme, pp. 327-328

 

Guide Vallée III.

Vaillancourt, Armand

Armand Vaillancourt

Délicatesse et démesure. La vie et l’oeuvre d’Armand Vaillancourt, inextricablement mêlées, s’inscrivent  entre ces deux extrêmes. L’engagement, la création et l’existence quotidienne de l’artiste forment un tout indivisible, même si au premier abord, l’abstraction des œuvres, gravures minimalistes ou sculptures monumentales, paraissent éloignées de toute démarche politique.

Fougue d’un homme qui a fait de sa vie une œuvre, et de son œuvre un combat inlassable contre toutes les injustices. Comme il aime à le dire lui-même, il est un « guerrier » qui a fait de son « je » depuis longtemps un « nous ».

Vaillancourt utile les matériaux, le bois, le bronze ou l’acier coulés, le polystyrène, le béton, la pierre, comme des objets à explorer et conquérir, de la performance publique de l’arbre de la rue Durocher (1953) – où il s’approprie un arbre de la ville de Montréal pour le transformer et lui donner une existence nouvelle, évoquant dans le même temps une relation intime entre l’art et l’écologie -, à la sculpture monumentale en béton, fontaine immense aux formes éclatées qu’il dédie au « Québec libre », lors d’une intervention musclée à l’occasion du vernissage, à l’Embarcadero plazza de San Francisco (1968), en passant par les bronzes et l’acier coulés, qui deviennent parfois performances publiques, et où l’intervention sur la matière brute rappelle en trois dimensions et à une grande échelle, par l’impression de mouvement et d’énergie qui en émanent, la peinture gestuelle d’un Pollock, l’ « automatisme » de Riopelle ou de Borduas.[1]

Les formes organiques et celles créées par l’homme, évoquant notre monde industrialisé, sont mêlées dans les sculptures, évoquant les liens intrinsèques de l’homme avec la nature.

De même, Vaillancourt refuse de séparer l’art et la politique. En témoignent les titres de ses œuvres : « Justice aux Indiens d’Amérique » (1957 : sculpture totémique en bois), « Paix, Justice et Liberté » (1989 : événement participatif), « Hommage aux Amérindiens » (1991-2 : assemblages de bois traités par l’industrie qui ressemblent à des tipis), « Le Chant des peuples » (1996 : forêt d’arbres colorés suspendus), « El Clamor » (1985 : sculpture-fontaine évoquant la répression dans les pays latino-américains)…

Tous ces titres révèlent la multitude des engagements d’Armand Vaillancourt, qui ne doivent pas faire oublier la force, l’originalité et la diversité de son œuvre, qui intègre la sculpture, minimaliste ou monumentale, la peinture, la gravure, les happenings, le théâtre, mais également la musique, qu’il lie intimement à son œuvre plastique : «… avant de voir mes sculptures dans ma tête, je les entends. »[2]. Ses performances de musique concrète[3], ses sons électroacoustiques créés pour des spectacles de danse ont suscité l’admiration d’un John Cage.

Entre Christ et Chamane, Armand Vaillancourt promène sa révolte et sa joie, ses revendications jamais tues, sa naïveté, portée par l’énergie de celui qui toujours s’étonne, s’écoeure ou s’émerveille.  Il fait de sa vie une œuvre d’art, sans jamais cesser de créer, inlassablement, sculptures, peintures, installations, gravures par milliers, dessins griffonnés sur des carnets d’esquisses, toujours bouillonnant, écartelé entre la vie et l’œuvre, trépignant de bonheur devant le « beau monde » qu’il rencontre.

Si les artistes sont « les fleurs de la société », comme l’affirme Armand Vaillancourt, il est la fleur épanouie à la vitalité persistante, revendiquant toujours ce qui « grince » avec la langue chatoyante d’un sage qui a su garder en lui mes étincelles brutes d’une enfance obstinée.

Anguéliki Garidis

armand vaillancourt, sérigraphie,

Toupin, Fernand

Fernand Toupin

Fernand Toupin est né en 1930. Sa carrière débute réellement en 1954. Sa peinture n’est pas sans audace. On le constate dès le début des années 50. Peut-être est-il celui dans le groupe initial des plasticiens qui comptait en outre Louis Belzile, Jauran (Rodolphe de Repentigny) et Jean-Paul Jérôme, pousse le plus les limites avant-gardistes. Il a 25 ans à la parution du manifeste des Plasticiens paru en février 1955.  Ce manifeste écrit par un théoricien Rodolphe de Repentigny, revendiquait une nouvelle orientation dans la peinture québécoise, laquelle se voulait en rupture avec les Automatistes qui avaient précédés les plasticiens.

À cette époque, la peinture de Fernand Toupin oscille entre une facture très épurée marquée par une influence certaine de Mondrian, l’artiste utilisant parfois des supports qui brisent la forme rectangulaire traditionnelle.

Dès le début des années 60, sa peinture prend une direction tout à fait différente: la matière devient abondante. Toupin se détache alors de la philosophie picturale propre aux plasticiens en préconisant un langage suggestif.

Il étudie le dessin au Mont St-Louis avant de s’inscrire en 1949 aux cours du soir de l’École des Beaux-Arts de Montréal. De 1949 à 1953, Jean-Paul Jérôme lui enseigne et il fréquente l’atelier de Stanley Cosgrove. N’étant pas en mesure de vivre de son art, Toupin travaille à la Cour municipale de Montréal pour gagner le pain de sa famille.

En février 1955, Jean-Paul Jérôme, Louis Belzile, Jauran (Rodolphe de Repentigny, artiste et critique d’art) et Fernand Toupin lancent le « Manifeste des Plasticiens » lors d’une exposition à Montréal. Le Manifeste appelle à « l’épurement incessant des éléments plastiques et de leur ordre ». Les Plasticiens affirment que « leur destin est typiquement la révélation de formes parfaites dans un ordre parfait », voire l’expression spontanée du subconscient. Leurs toiles se résolvent en formes géométriques colorées, lesquelles éliminent toute suggestion d’espace apparent et, en bout de piste, d’effets de texture. À cette époque, Toupin peint ses formes géométriques sur des toiles de format irrégulier, qu’il nomme « shaped canvases ».

En 1957, Toupin est nommé Directeur des expositions au Conseil Exécutif de l’Association des Artistes Non-Figuratifs de Montréal, poste qu’il conservera deux ans. Membre du groupe depuis 1956, il expose avec ce dernier à divers endroits dont au Musée des Beaux-Arts de Montréal. Toujours employé de la Ville de Montréal, il peint durant ses loisirs.

À la fin des années 1950 et au début de la décennie suivante, il s’éloigne de la formule purement géométrique et explore en créant des œuvres plus lyriques, texturées. Il présente son travail lors d’expositions dans plusieurs galeries et participe à plusieurs événements collectifs, tels que  « Montréal Collectionne » (1966) présentée par le Musée des Beaux-Arts de Montréal, l’exposition itinérante « Canadian Art » qui parcourt neuf musées canadiens la même année, puis « Panorama de la peinture au Québec 1940-66 » présentée par le Musée d’Art Contemporain de Montréal en 1967.

Début 1970, une galerie de Paris lui propose une exposition solo, qui s’avère un franc succès, toutes les pièces présentées trouvant preneur. Suite à cet événement, un marchand d’art montréalais prend Toupin sous son aile et l’occupe à la production de nombreuses expositions, ce qui lui permet de quitter son emploi à la Ville de Montréal et de se consacrer à la peinture; il expose alors au Canada, aux États-Unis, en France et un peu partout au monde : à l’Exposition Universelle d’Osaka en 1970, au IVe Festival International de Peinture à Cagnes-sur-Mer (où il remporte le Prix International pour le Canada), à l’exposition « Jauran et les Premiers Plasticiens » au Musée d’Art Contemporain de Montréal en 1977, au Art Expo International de New-York en 1980, au Musée Central de Tokyo en 1990. Au cours des années 1970, il illustre des livres et participe à la création de décors pour les Grands Ballets Canadiens à Montréal. Fernand Toupin est élu membre de l’Académie Royale des Arts du Canada en 1977. Il est mort à l’age de 78 ans.


Tremblay, Léo

Léo Tremblay

Léo Tremblay voit le jour le 11 décembre 1944 au Nouveau-Brunswick dans la concession de Tremblay. À près de quarante milles de Caraquet, dans la Baie des Chaleurs, cette concession est située à l’intérieur du village de Petit-Rocher.

Léo Tremblay passe son enfance auprès de cultivateurs, des bûcherons et des pêcheurs de son Acadie natale. En participant intensément, tout au long de sa jeunesse, aux diverses activités propres à son milieu rural et ouvrier, il s’imprègne d’expériences qui marqueront son œuvre.

« J’attache aujourd’hui beaucoup d’importance aux choses de la terre, aux gens qui travaillent de leurs mains, qui dépendent de la température, des récoltes, de la mer et de la forêt pour assurer leur subsistance. »

C’est en 1959 que Léo Tremblay prend conscience de son intérêt pour la peinture. Sa rencontre avec un peintre local est à l’origine de précieux échanges tant au point de vue technique du dessin que de stimulation intellectuelle. En 1963,  l’adolescent quitte le Nouveau-Brunswick avec l’intention de poursuivre ses études en Art.

Pendant les années qui suivirent, Léo Tremblay travaille dans différents studios d’Arts graphiques à Montréal, à Toronto et à Québec,  comme directeur artistique d’une Maison de publicité.

Parallèlement à son travail, il peint et poursuit ses recherches en lisant et en visitant régulièrement les Musées de Toronto, Buffalo, Chicago, Philadelphie et Boston. Doué d’une curiosité peu commune, il multiplie sans cesse les excursions de pêche dans les régions rurales du Québec, dans sa province natale et sur les côtes du Maine.

C’est ainsi qu’il lui est possible d’observer les différents changements des saisons, les particularités de chacune, et d’apprécier pleinement ces moments de contemplation. C’est cette nature que  Léo Tremblay choisit de peindre et de nous révéler.

léo tremblay artiste de québec galerie d'art la corniche aquarelle huile

Tremblé, Léo-Paul

Léo-Paul Tremblé

Biographie

Assez tôt dans sa vie, Léo-Paul Tremblé a une attirance innée pour le dessin. Vivant de l’intérieur, son refuge de la solitude sera d’abord la poésie, la philosophie puis la poésie. Une œuvre au Musée de Québec le marquera toute sa vie : il ne peut qu’être peintre. Toutes ses  pensées, ses rêves, ses actes bâtiront son destin : cours de dessin d’architecture, de reproductions des grands maîtres, visites de galeries d’art, lectures, tout contribuera à entretenir le feu sacré en lui.

1924       Naissance le 16 juin à Kénogami

1936       Sa mère meurt : il devient pensionnaire à l’Orphelinat des Frères Régis à Vauvert

1939       Études commerciales au Collège Sacré-Cœur de Beauceville et découvre la poésie

1942       Première rencontre avec l’art : visite du Musée de Québec. Puis à Montréal les œuvres du Groupe des Sept

1943       Étudie le dessin d’architecture pendant 2 ans; copie les œuvres des grands maîtres

1945       Commis de chantiers : travaille sur des écorces et expérimente la spatule

1948-1959   « J’ai préféré l’étude des forêts du nord et des lacs à l’École des Beaux-Arts. La peinture c’est quelque chose que l’on porte en soi. » Léo-Paul Tremblé.

Après quelques balbutiements, une correspondance s’établit entre son esprit poétique et la nature : il suggère plutôt qu’affirmer et déjà l’originalité de ses œuvres se démarque au Saguenay puis au Québec.

1952        Épouse Suzette Savard

1954       Employé chez Alcan à Isle-Maligne : première participation à une exposition au Comité des Arts et Métiers d’Arvida : il remporte le premier et le troisième prix et trois mentions honorables

1957        Première exposition solo du Comité des Arts et Métiers d’Arvida (60 toiles vendues le soir même)

Léopold Tremblay devient Léo-Paul Tremblé

 

1959       Exposition à Québec au Palais Montcalm avec René Richard et Albert Rousseau. On s’arrache ses œuvres : c’est une première à Québec. Il rencontre Jean-Paul Lemieux qui l’encourage.

Il raffine alors son style : les couleurs sont plus gaies, plus riches

1960-1963          Tremblé éprouve le besoin de se dégager de la réalité pour entrer dans un certain absolu : cette démarche le mène presqu’aux confins de l’abstraction.

1960      Exposition à La Poudrière, île-Ste-Hélène, Montréal

1962       Boursier du Ministère des Arts et de la Culture qui lui permettra un voyage en Europe

1962-1964-1967-1971-1975 Exposition à l’Hôtel de Ville d’Arvida

1963       Prend une année sabbatique

1963       Exposition Galerie Zanettin à Québec

1963-70  Expositions à la galerie Margot Fisher de Grand-Mère

1964-1967 Tremblé quitte Alcan en 1964 pour se consacrer entièrement à son art et dit :

« Je me sentais libre comme l’oiseau. Je savourais ma liberté, cette liberté d’avoir choisi mon métier ».

Mais cette liberté le plonge dans l’insécurité et aussi dans une solitude extrême, parsemée de moments noirs. Il cherche une chose qu’il ne peut définir.

1964-65  Exposition Continental Galleries, Montréal

1965       Voyage à Churchill Falls

1965       Exposition à la Galerie Zanettin avec René Richard, Albert Rousseau et Moisan

1968-1970     Des périodes intenses de créations entrecoupées de vides désespérants pour cette quête incessante de trouver son mode personnel d’expression, la traduction de sa vie intérieure.

1968-1970       La tentation de l’abstrait et découvre le pastel

1970                     Exposition Galerie Desmarais, Montréal.  Rétrospective de 10 ans au Centre Culturel de Verdun

1971-1973               Tremblé découvre le pastel et tout s’éclaire! Il retrouve la satisfaction de peindre et crée certaines de ses plus belles œuvres : de paysages joyeux, délicats empreints d’une poésie gracieuse.

1972                       Galerie l’Étable, Musée des Beaux-Arts de Montréal

1972                       CEGEP de Shawinigan

1973                       Studio des Artistes Canadiens, Québec

1973                      Limité par la figuration, Tremblé s’oriente vers l’Automatisme.  Il aime pénétrer vers  l’inconnu, le rêve. Une rencontre avec Riopelle l’encourage à poursuivre ses recherches qu’il délaisse quelques mois plus tard. Il revient spontanément à sa manière mais l’influence automatiste est toujours présente : de larges bandes ou taches de couleurs maniées avec vivacité.

« C’est Riopelle qui m’a donné le plus la soif d’exploration de la couleur. » Léo-Paul Tremblé.

1976                       Galerie des Peintres Canadiens, Montréal

1976                       Art Canadien, Chicoutimi

1977-1981             Un renouvellement qui commence avec le déménagement à Arvida.  C’est la découverte d’une nouvelle aisance : le paysage est sculpté dans la pâte riche, colorée, intense. Une voie nouvelle et régénératrice s’ouvre peu à peu.  Sa réputation est solidement établie et reconnue dans tout le Québec et de plus en plus en Ontario.

1977                    Déménage à Arvida.  Abandonne peu à peu la spatule pour le pinceau.  Exposition galerie d’Art canadien, Chicoutimi

1977                       Galerie Charles-Huot, Québec

1978                       Rétrospective de 25 ans ; inauguration de la Salle Tremblé, au Cegep d’Alma

1978                       Exposition Galerie Clarence Gagnon, Montréal

1979-1987              Expositions à la Galerie Bernard Desroches, Montréal

1981                       Délaisse définitivement la spatule pour le pinceau. Léo Ayotte l’influencera sur ce choix

1981                       Rétrospective au Musée du Saguenay-Lac-Saint-Jean et parution d’un catalogue

1981                       Exposition Linchrist Gallery, Windsor

1981                       Exposition Dominion Corinth, Hôtel du Château Laurier, Ottawa

1982                      Il quitte définitivement la spatule pour le pinceau : plus sensuel, plus souple. Tremblé a appris à connaître son style; il le maîtrise et le contrôle.  Il se permet alors de l’approfondir en toute assurance et de façon plus personnelle tout en explorant de nouveaux thèmes : natures mortes, fleurs, personnages et visages féminins. Sa quête de l’expression parfaite sera à jamais inassouvie.

 « La peinture est un combat entre le rêve et la réalité, et je tiens à ce que le rêve l’emporte car il débouche sur le Merveilleux. » Léo-Paul Tremblé.

 

1984                       Édition d’une sérigraphie, Atelier d’Estampes d’Alma

1983-1985-1988    Expositions à la Galerie La Corniche, Chicoutimi

1985                       Un Tremblé pour le nouvel ambassadeur Lucien Bouchard

1992                       Parution d’une monographie sous la Collection Signatures aux Éditions Broquet

1992                       Une œuvre est choisie pour illustrer l’étiquette de la cuvée du 150 ième anniversaire de Chicoutimi

1995                       Décès le 2 octobre

1997                       Rétrospective « Préserver le rêve » au Centre National d’Exposition à Jonquière

1997                       Parution de Sanguine : recueil de pensées philosophiques et de poésies, Édition La Plume Ivre

Prix Abitibi-Consol, Salon du Livre du Saguenay

2011                        Rétrospective à  La Pulperie, Musée régional du Saguenay « Tremblé, Léo-Paul » Parution d’un catalogue d’exposition. Un espace du musée est nommé en son honneur

Léo-Paul Tremblé, huile, paysage, Alma, Saguenay, galerie d'art la Corniche

Saint-Gelais, Ann

Ann Saint-Gelais

Depuis les années ’80, Ann St-Gelais a abordé plusieurs facettes du domaine des arts en y travaillant comme agent de développement culturel, enseignante et graphiste.

Depuis ce temps, St-Gelais n’a cessé d’avoir une production artistique parallèle à ces divers emplois. On peut qualifier sa pratique de multidisciplinaire puisqu’elle a touché à des domaines aussi variés que le dessin, la peinture, la sculpture, le design, l’installation et l’infographie.

Ann Saint-Gelais se consacre entièrement à la peinture partage avec ses élèves sa passion pour l’Art.

Dans ses huiles, Ann Saint-Gelais est à la recherche constante d’une lumière pigmentaire. Dans ses compositions épurées s’exhale une atmosphère paisible et par son approche intuitive de la peinture, elle puise son inspiration dans sa Mémoire Fossile.

Cette théorie inépuisable de sensations visuelles est cultivée comme source d’inspiration créatrice pour l’artiste et nous ouvre des Mémoires Fenêtres sur son Histoire Personnelle.

Dans ses œuvres, Ann Saint-Gelais cherche à traduire l’essentiel du monde réel et nous invite à poser un regard méditatif sur la nature des choses.

St-Gelais, titulaire d’un baccalauréat en enseignement des arts plastiques à l’UQAC, est née en 1950 à Jonquière et vit toujours au Saguenay.

Ann Saint-Gelais expose à la Galerie d’art La Corniche depuis plus de 15 ans.

 

Rousseau, Albert

Albert Rousseau

1909 -1982

Né à Saint-Étienne-de-Lauzon, Albert Rousseau est le fils d’Omer Rousseau et d’Alice Roy. Il était l’aîné d’une famille de six garçons. Artiste-peintre de réputation internationale, il a exposé au Canada, aux États-Unis, et en Europe. Il est le descendant d’un certain Jacques Rousseau, qui a quitté l’île de Ré pour la Nouvelle-France en 1665.

Il s’inscrit en 1925 à l’École des beaux-arts de Québec à l’âge de 16 ans. Son séjour à cette École (où étudia aussi juste avant lui Alfred Pellan – « Pellan ») dura six ans et il y récolta plusieurs prix et médailles. À sa sortie de l’École, l’objectif de Rousseau est de consacrer son énergie à peindre son pays et sa Nature. Il peindra les grands paysages de Charlevoix avec son ami Marc-Aurèle Fortin mais aussi avec d’autres peintres québécois, qui deviendront très connus tels René Richard. En 1939, il expose un tableau intitulé Le Havre au Salon du Printemps de la Galerie des arts de Montréal.

Albert Rousseau fréquentera souvent ce Salon au cours des années subséquentes et il y gagnera un premier prix en 1948, la même année que Pellan. Rousseau est un artiste qui cultive constamment son art, expérimentant et variant les textures, les matériaux et les techniques. Son talent pour rendre la lumière et les couleurs est reconnu et apprécié des experts, mais aussi du grand public. Il construit son propre atelier de peinture à Saint-Étienne de Lauzon, à côté de sa maison (aussi construite par lui) vers 1956. Il voyage vers les Provinces maritimes, d’où il rapporte des « marines » superbes, puis vers l’ouest canadien où il peint d’extraordinaires totems qui révèlent son intérêt pour la mythologie amérindienne. Il produit tableaux, aquarelles et terres cuites.

En 1960, Rousseau, avec un tableau intitulé « Maison Chevalier », se mérite le premier prix du concours de la Galerie nationale du Canada sur les « Scènes d’hiver ». Le 23 août 1964 Rousseau inaugure sa première Exposition Champêtre à son atelier de Saint-Étienne. En 1965, Rousseau abandonne son travail dans l’hôtellerie (qui lui permettait de « faire vivre son art » comme il disait) pour se consacrer exclusivement à la peinture. Il a 57 ans. Il anime toujours son atelier libre, qui compte une quarantaine de membres dès 1968. Rousseau peint, paysages, natures mortes, nus, marines avec une énergie intarissable.

La brillante carrière de Rousseau se poursuit et son art ne cesse d’évoluer. Il multiplie les voyages, sans pour autant cesser de peindre son pays, ses hivers et ses automnes aux couleurs vives. À partir de 1975, il diminue un peu le rythme de ses voyages à l’étranger mais aucunement celui de sa peinture. Il cotoie toujours son grand ami, René Richard. Il peindra sans relâche des œuvres lumineuses, empreintes de joie et de couleurs, jusqu’à sa mort subite en 1982, à l’âge de 73 ans. Son dernier tableau illustre d’une manière très colorée le cycle de la vie en y représentant une femme enceinte protégée par un personnage mystérieux et une jeune mère tenant un bébé dans ses bras.

Albert Rousseau, peintre de Québec,  paysage, galerie d'art la corniche

Parent, Lynda

Lynda Parent

Lynda Parent a vécu et enseigné à Chicoutimi, et son travail est exposé au Québec. Bachelière en enseignement des arts plastiques à  l’UQAC, Lynda Parent enseigne les arts plastiques au niveau du primaire à la Commission scolaire de La Jonquière.

Parallèlement à sa profession, Lynda Parent s’initie à différentes disciplines artistiques et complète un baccalauréat en psychologie en 1994. Ses tableaux sont caractérisés par la diversité des matières: les pigments, le sable, le métal et le papier se côtoient pour dévoiler un univers constitué de symboles relatifs à l’existence personnelle. Toucher, écrire, graver. Des gestes essentiels qui intensifient le processus de création. Lynda Parent puise aussi dans d’autres réalités; celles des autochtones, des peuples primitifs des régions africaines et celles des peuples nomades des contrées sahariennes.
Les assemblages sont la base de son travail. Des assemblages de papiers venant de partout dans le monde.  »J’aime surtout travailler avec le sable; le saisir entre mes doigts, le laisser couler, le toucher, ressentir la matière. Le sable se présente sous différents aspects selon la région dont il provient:rugueux, lisse, terreux, etc…et que ceux qui me sont chers me rapportent lors de voyage. »
Les matériaux deviennent porteurs de sens et imprégés d’une signification intrinsèque. La présence d’une écriture gravée dans le sable;et qui parfois semble voilée, donne le point de départ à sa création. Une réflexion sur l’existence de l’aventure humaine. Une passion qui se poursuit et qui s’enrichit à chaque instant de la création.

Un regard sur l’histoire ou la mémoire du temps s’inscrit au delà des origines de l’homme. Voici ce qui caractérise les fondements de sa création artistique.

Lynda Parent, artiste chicoutimi, galerie d'art la corniche techniques mixtes

Pellan, Alfred

Alfred Pellan

Alfred Pellan (1906-1988) est le premier artiste québécois à s’être inspiré du surréalisme. Il s’enorgueillira d’avoir adopté l’art moderne bien avant Paul-Émile Borduas. À son retour au Québec en 1940, après un séjour de plus de quatorze ans en France, Pellan devient le centre d’intérêt des artistes progressistes. L’art cubiste et surréaliste qu’il ramène avec lui est cependant considéré comme trop avant-gardiste, en conséquence il en vendra peu. De 1943 à 1952, pour survivre, il enseigne à l’École des beaux-arts de Montréal. Son opposition active aux fondements théoriques du directeur de l’École pousse ce dernier à démissionner en 1945. L’école devient dès lors plus libérale dans son approche. En effet, Pellan est ouvertement contre l’académisme et s’engage pour un art indépendant, davantage ouvert à l’universalité.

Dans l’art d’Alfred Pellan la forme ne saurait rester brute. Si elle est le fruit d’un accident, l’artiste doit la mener au-delà de son état originel. Il privilégie l’esthétisme et la cohésion de l’ensemble, laquelle s’appuie souvent sur des compositions complexes. Appliqué et méthodique, Alfred Pellan apporte un soin méticuleux à la qualité graphique de ses œuvres, une caractéristique qui prendra de l’importance avec les années. Cette méthode de travail lui offre la possibilité d’exploiter presque à l’infini l’univers suggestif de son langage. Observer une toile de Pellan, c’est avoir accès à un monde ludique, organisé, où la nature joue un rôle de premier plan dans l’inspiration.

Fin observateur, Alfred Pellan élabore plusieurs de ses compositions sur un mode similaire à celui qui ordonne la nature dans sa structure intime, à la fois par la répétition de la forme et par son infinie variété. L’esprit qui anime Alfred Pellan au cours des vingt dernières années de sa production affirme encore plus la dimension fantaisiste et humoristique de son approche ainsi qu’en font foi plusieurs composantes de son Bestiaire.

graffiti1

Masson, Henri

Henri Masson

Originaire de Belgique, Henri Masson vint s’établir dans notre pays avec sa mère qui était veuve. C’était en 1921. Il avait alors 14 ans, et il était enfant unique.

En 1929, il épousa celle qui fut pour lui le grand amour de sa vie, sa meilleure amie, Germaine St-Denis, une francophone d’Ottawa. De cette union sont nés trois enfants: Armande, Carl et Jacques.

En 1945, alors âgé de 38 ans, il abandonna son métier de graveur pour se consacrer totalement à la peinture. Fidèle à lui-même, il voulait, sans prétention aucune, traduire sur toile les gens et les lieux de notre belle réalité canadienne.

Comme peintre professionnel, exerçant son art à temps plein, il a été un pionnier de son époque. Très peu d’artistes osaient, en effet, s’aventurer ainsi, dans leur quotidien, sur la voie précaire de l’expression plastique. Henri Masson était donc homme de courage.

Il était également un homme aux convictions profondes parce qu’animé d’une spiritualité intense et vivante. Il disait encore tout récemment :

 »Quand je passe une journée dans la nature à la contempler, à l’observer, pour l’exprimer sur toile, je me sens rempli d’une présence. Et je découvre le sens de la prière. »

Il nous a quittés le 9 février 1996

AUTOMNE.1

Henri Masson est né le 10 janvier 1907 à Spy, un petit bourg près de Namur en Belgique. À l’âge de 13 ans, Il étudie à l’Athénée Royale de Bruxelles. Dès lors, tous ses moments de loisirs sont consacrés au dessin et à la peinture. Suite au décès de son père en 1921, il émigre à Ottawa en compagnie de sa mère. En 1923, il travaille dans un atelier de graveur et suit des cours à l’Ottawa Art Association et à l’Ottawa Art Club.

Il continue d’exercer son métier de graveur qui assure une sécurité à sa famille et qu’il ne quittera qu’en 1945. Il dit à ce propos: “J’avais trois enfants et je n’étais pas du genre bohème”. Masson travaille à l’atelier de gravure le jour, peint le soir et toutes les fins de semaine.

Il participe pour la première fois à une exposition de groupe en 1933 et y présente des aquarelles, des pastels et des dessins. Ce n’est qu’en 1936 qu’il expose ses premières huiles à l’Ontario Society of Artists à Toronto.

La maison des Masson est une ruche bourdonnante et les amis de la famille s’y rencontrent une fois par semaine pour  discuter musique, peinture, société et politique. Cultivé, Masson anime les soirées.

Le franc-parler qui le caractérise lui feront soulever des débats animés à l’occasion mais il garde son indépendance d’esprit  et reste constant dans son oeuvre.

En 1937, à la naissance d’un premier fils, Carl, Henri Masson expose au Caveau. Sa première exposition solo sera tenue au Picture Loan Society à Toronto en 1938, suivie en 1939 d’un autre solo au Caveau. Il expose également avec le Canadian Group of Painters à New York et à Montréal.

En 1941, Masson commence à exposer à la galerie l’Art Français (aujourd’hui Galerie Valentin), est élu membre du Canadian Group of Painters et entre à la Canadian Society of Painters in Watercolour ainsi qu’à la Société des Arts Graphiques.

En 1944, avec H. O. McCurry, A. Y. Jackson et Arthur Lismer, Masson est juge au concours des artistes de guerre, au Musée des beaux-arts du Canada. Il participe à l’exposition de la Yale University Art Gallery à New Haven et à l’exposition du Musée des Beau-Arts de Rio de Janeiro, au Brésil. Un documentaire de l’Office National du Film mentionne l’artiste et son oeuvre cette même année. En 1945, il est élu à la présidence de la Conference of Canadian Artists à Ottawa.

En 1951, Henri Masson enseigne à l’Université Queens et en 1952, il retourne en Europe pour la première fois et revoit Spy, son lieu de naissance.

L’été 1954, il enseigne à la Banff School of Fine Arts. En 1955, il reçoit un doctorat honorifique de l’Assumption College de Windsor, en Ontario. La même année, avec le peintre A. Y. Jackson, Masson enseigne au Festival d’été de Kingsmere. Un tableau de l’artiste « Logs on the Gatineau River » orne la page de couverture du Canadian Geographical Journal.

En 1957, Masson retourne en Europe et séjourne en Italie, en France et en Belgique.

De 1960 à 1963, Henri Masson donne des cours d’été à la Doon School of Fine Arts. Il illustre, pour le magazine Fortune, un article sur la Révolution Tranquille du Québec, « Quebec in Revolt ».

1973, Masson voyage en Union Soviétique. Il participe en 1975 à une entrevue d’une heure radiodiffusée par Radio-Canada.

En 1976, il voyage en Orient: Japon, Taiwan, Malaisie, Thailande et Hong Kong.

En 1979, la municipalité de Sainte-Catherine d’Alexandrie donne à une rue le nom d’Henri Masson.

En 1980, Masson participe à l’émission Rencontres à la Télévision de Radio-Canada et, dans le cadre de la série d’émissions L’Atelier, il a une entrevue d’une heure avec Naim Kattan à la chaîne FM de Radio-Canada.

Henri Masson est élu membre :

du Groupe des peintres canadiens
de la Société Canadienne des Peintres et Aquarellistes
de la Société Canadienne des Arts Graphiques
de la Société des Artistes canadiens

SUJETS/THÈMES

Masson est d’abord un paysagiste. Il peint la nature, les arbres, les petits villages, la mer, les barques, les phares et les bateaux.

Les oeuvres de Masson montrent un intérêt pour les vieilles maisons et les rues de la ville. Il peint les quartiers populaires. Il porte un intérêt particulier au patrimoine canadien-français. Bien qu’il ait peint des paysages européens, Masson est un peintre du Canada, les paysages représentés sont ceux de la région d’Ottawa, de Gatineau et surtout de la province du Québec: Gaspé, Charlevoix (surtout la Baie St-Paul), les Cantons de l’Est et les Laurentides.

Le peintre peint en plein air. En 1940, Marius Barbeau, critique d’art, note que l’artiste s’intéresse au côté humain du pays qu’il explore, choisissant de préférence les sujets où les gens sont au travail ou s’adonnant au jeu. Il qualifie Masson à la fois de chroniqueur et de paysagiste.

MÉDIUM/TECHNIQUE

Dans les années 1940, le Montreal Standard vante le réalisme de Masson, la vivacité de son coloris et ses dons de satiriste. Le critique P. Gélinas, dans Le Jour, félicite Masson de n’avoir pas suivi la mode et d’avoir abordé une voie personnelle au lieu de chercher un moyen terme entre le cubisme et le surréalisme. Il note que le peintre a le sens de l’éclairage, la perception du drame de la terre d’automne, de la tragédie du vent et du mystère indéfinissable de la lumière. Masson passe aux yeux des critiques en 1958 pour l’un des meilleurs aquarellistes du pays. Il donne à tout ce qu’il touche un accent vigoureux et dynamique. Sa peinture, souvent gaie, est riche en observations.

Que ce soit dans ses dessins, ses aquarelles ou ses huiles, Masson porte une attention aigüe au détail. Les tableaux se tiennent malgré les hardiesses de coloris parfois un peu déconcertantes. Il poursuit dans la peinture ses recherches sur la lumière.

Marcel Parizeau, dans un article intitulé “La peinture Canadienne d’aujourd’hui” paru dans l’Amérique française, tome II, perçoit chez Masson une influence américaine sur le coloris, la matière, la “patte” et la façon d’aborder le sujet.

En 1943, l’artiste atteint une maturité dans son travail. Il attire l’attention duspectateur sur le coloris et le mouvement de certains tableaux. Il utilise la couleur de façon éclatante et avec un plaisir évident. Toutefois son art n’en reste pas moins subtil. La composition peu commune de chacune des toiles met en évidence la touche du peintre, souvent jugée excellente dans son ensemble.

Masson explique ainsi l’évolution de sa peinture: « Mon activité croissante faisait que ma peinture changeait et qu’elle évoluait avec les années qui s’envolaient. Ça se faisait tout doucement, presque imperceptiblement. Quand je peignais en 1945, 1946, 1947, j’utilisais des couleurs un peu plus sombres. Mon art était un peu plus graphique et ma peinture était un peu plus austère. Je peignais des sujets qui me permettaient d’étaler ma perception, ma vision personnelle des choses ».

EXPOSITIONS 

1996: « Hommage à Henri Masson », Galerie Jean-Pierre Valentin, Montréal
1996: Galerie Montcalm de la maison du citoyen, ville de Hull
1992: « A legend in his own time », GalerieDiana Paul, Calgary
1991: Retrospective, University Club d’Ottawa. Masson est élu Membre Honoraire.
1990: Huiles, Galerie Vincent, Ottawa
1989: Retrospective, Club Garrison, Québec. Masson est élu Membre Honoraire
1986: Peintures, Galerie Kinsman-Robinson, Toronto

1986: Pastels, Galerie Vincent, Ottawa

1985: Galerie Kinsman-Robinson, Toronto

1984: Galerie Mihalis, Montréal
1982: Masters gallery, Calgary
1981: Solo, Rétrospective, Galerie Kinsman-Robinson, Toronto
1980: Solo, Galerie Klinkhoff, Montréal
1978: « L’art du paysage au Québec, 1800-1940 », exposition itinérante à travers les provinces de l’Ouest et celles de l’Atlantique, Musée du  Québec
1978: Solo, Downstairs Gallery, Edmonton
1976: Solo, Galerie Klinkhoff, Montréal
1976: Solo, Art Emporium, Vancouver
1974: Solo, Galerie Klinkhoff
1974: Solo, Art Emporium, Vancouver
1971: Solo, Galerie Wallacks, Ottawa

1970: Exposition d’Osaka, pavillon du Québec
1970: Musée Bezalel, Jérusalem
1970: Hirshorn Museum, Washington, D. C.
1967: Solo, Galerie Art Lenders, Montréal

1967: Solo, Galerie Wallacks, Ottawa
1964: Solo, Galerie Klinkhoff, Montréal
1963: « Les maîtres de la peinture et de la sculpture canadiennes ». Canadian Group of Painters, Galerie Nationale Musée d’Art de London, Ontario

1962: Canadian Group of Painters, Ontario Art Gallery, Toronto
1961: Solo, Galerie L’Art Français, Montréal
1959: Solo, Laing Gallery, Toronto
1958: Solo, Waddington Gallery, Montréal
1957: Solo, Roberts Gallery, Toronto
1955: Solo, Ontario Art Gallery, Toronto
1955: Exposition, Musée d’Art de Winnipeg
1954: Solo, Roberts Gallery, Toronto

1954: Solo, Galerie L’Art Français, Montréal
1954: Foyer de l’Art et du Livre, Ottawa
1954: Galerie XII, Musée des Beaux-Arts, Montréal
1953: Little Gallery, Ottawa
1953: Présentation d’art moderne du plan de Colombo, New-Delhi
1953: Exposition du couronnement d’Elisabeth II, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa
1951: Biennale de Sao Paolo, Brésil
1950: Canadian Group of painters, Toronto Art Gallery

1950: Exposition avec Harold Town, London Art Museum

1949: Exposition pour Boston, États-Unis, Musée des beaux-arts du Canada

1948: Avec 5 autres artistes canadiens( G. Roberts, Cosgrove, D. Milne, E. Carr et F. Brandtner), Norwood Gallery, West Palm Beach, Floride

1947: Little Gallery, Ottawa
1945: Solo, Eaton’s College Gallery, Toronto
1945: Solo, Little Gallery, Ottawa
1945: Exposition de groupe, Musée des beaux-arts, Ottawa
1944: Exposition de groupe, Yale University Art Gallery, New Haven
1944: Solo, Galerie L’Art Français, Montréal
1944: Solo, Little Gallery, Ottawa
1944: Exposition de groupe, Musée des Beaux-Arts, Rio de Janeiro, Brésil
1943: Solo, L’Art Français, Montréal
1942: L’Unesco, Paris
1942: International Water Colour Society, Brooklyn
1942: Solo, Contempo Studio, Ottawa
1942: Galerie Addison, Massachussets
1941: 1er Solo, Galerie L’Art Français, Montréal
1941: Picture Loan Society, Toronto
1939: Exposition Mondiale de New York
1939: Solo, Le Caveau, Ottawa
1939: Canadian Group of Painters, Toronto
1939:57ème Salon du Printemps, Galerie des Arts, Montréal
1938: 1er Solo, Picture Loan Society, Toronto
1937: Le Caveau, Ottawa
1936: Exposition des premières huiles, Ontario Society of Artists, Toronto
1933: Aquarelles, pastels et dessins, Première exposition de groupe, Ottawa

BIBLIOGRAPHIE

Depuis 1938, Henri Masson fait l’objet de plusieurs articles dans les journaux et revues canadiennes et américaines. Il est également le sujet de différentes publications d’historiens de l’art, dont:

Marcel Gingras, Henri Masson, Signatures, Éditions Marcel broquet, 1981
C. Bouchard, Henri Masson, La vision d’un peintre, 1979
H. de Jouvancourt, Biographie, les Éditions La Frégate, 1975
Article dans le Time de New York, 1950
Documentaire de l’Office National du Film, 1944
Article dans le Geographical Magazine, Londres, 1943

COLLECTIONS

Musée des Beaux-arts du Canada
Musée de la province de Québec
Musée Lord Beaverbrook
Art Gallery, Ontario
Art Gallery, Hamilton
Art Gallery, Windsor
London Public Library and Art Museum
Art Gallery, Saskatoon
Art Gallery, Edmonton
Art Gallery, Vancouver
Art Gallery of Greater Victoria
Mendel Collection, Saskatoon
Université Concordia, Montréal
Université d’Ottawa
Hart House, Toronto
University College, Toronto
Université de Montréal
Memorial University of Newfoundland
McMaster’s University, Hamilton
Agnes Etherington Art Centre, Kingston
Norman Mackenzie Art Gallery, Regina
Musée de Joliette, Québec
Firestone art Collection, Ottawa
Galerie Nationale du Vénézuela, Caracas
Musée Vinadelmar, Chili
Musée Bezalel, Jérusalem
Hirshhorn Museum, Smithsonian Institute, Washington
Mayhar Corp.
Le Club St-Denis
Corby’s Distillery
Canadian International Paper
Mount-Royal Club of Montreal
Morgan Trust Co.
Mamcor Inc.
The Mercantile Bank of Canada
Meagher’s Distillery Ltd.
Hiram Walker
Reader’s Digest
Can West Capital Corp.
Steinberg Ltd.
Northern Telecom
Les propriétés Léopold Inc.
Jessiman & Co.
The Investors Group of Winnipeg
IAC Ltd.
General bearing Service Ltd.
Imperial Oil Ltd.
ainsi que de nombreuses autres collections privées et corporatives

English version
Henri Leopold Masson, Canadian, (OSA, CGP, GSPWC)was born in Namur, Belgium in 1907. He came to Canada with his family in 1921 and settled in Ottawa. He was employed as a silver engraver for several years as a young man and became a master engraver at the age of 25. Visiting the National Gallery of Canada around this time he discovered the work of the Group of Seven. Inspired by their style and use of colour he was inspired to try painting himself. He studied for a time at the Ottawa Art Association, but was mainly self taught. Two years later, in 1934, he was already emerging as a painter of importance. By 1945 he could devote most of his time to painting and exhibited extensively with good success. He painted genre scenes in the Hull area and landscape in the Gatineau Valley. He also painted on trips to Europe and the United States. He exhibited at the Robertson Galleries and Wallack Galleries in the 1960 and 70’s. A significant collection of his work is housed in the National Gallery of Canada. He died in 1996.