Johanne Duchaine

Johanne Duchaine

Elle est née à Sillery en 1956, toute jeune, elle démontre déjà un intérêt à explorer le monde qui l’entoure. Elle considère que l’éducation qu’elle a reçue et les modèles qu’elle a eue, ont participé à établir sa capacité d’émerveillement et d’ouverture, des qualités essentielles pour une artiste peintre.

 

FORMATION

·        Diplôme en dessin publicitaire, École de Rochebelle, Sainte-Foy. (1976)

·        Baccalauréat en arts visuels, Université Laval, Québec. (2001)

 

PARCOURS

Avant de consacrer tout son temps à la création en arts visuels, elle a accumulé différentes expériences de travail. Allant du commerce au détail au dessin technique, en passant par des tâches administratives.

En 1984, elle suit un cours du soir afin d’acquérir une formation technique en aquarelle. À partir de ce moment, tous ses temps libres sont consacrés à la création en arts visuels. Tranquillement, elle commence à considérer la possibilité d’en faire son métier.

Les occasions de présenter ses tableaux au public sont survenues hâtivement. Une première galerie professionnelle la sollicite avant la fin de son baccalauréat.

En 1999 et 2000, elle a la chance de joindre l’équipe du Symposium International de Peinture de Baie Saint-Paul. Cette expérience lui a permis de prendre conscience de l’importance du rôle de l’artiste dans la société.

 

DÉMARCHE ARTISTIQUE

Elle considère que l’impact d’une œuvre est redevable, en grande partie à sa cohérence. Ce rapport étroit entre les éléments s’inscrit comme porteur de sens, au même titre que l’ensemble des réalisations dans une démarche artistique. Cette orientation demande un travail de prospection qui se fait à tous les niveaux de la création.

En mettant à profit sa sensibilité au même titre que ses connaissances techniques, elle utilise le dessin tel la matière première. Ensuite, toutes les interventions sont conditionnées par la recherche d’harmonisation des différentes composantes du tableau.

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Frère Jérôme

Frère Jérôme

(29 août 1902 – 30 avril 1994),

né Joseph Ulric-Aimé Paradis, est intimement lié à l’histoire de l’art contemporain du Québec, ayant côtoyé les Paul-Émile Borduas, Fernand Leduc, Jean-Paul Mousseau et Claude Vermette tant comme élèves que comme collègues.
Dès l’âge de 12 ans, Ulric-Aimé entre en communauté dans la congrégation de Sainte-Croix pour y prendre l’habit le 15 août 1918. Ulric-Aimé devient alors Frère Jérôme.
La carrière d’enseignant du frère Jérôme commence en 1921, à l’école Beaudet, à Ville-Saint-Laurent. À l’âge de 25 ans, en 1927, sa communauté l’envoie au Collège Notre-Dame, à Montréal. Sauf pour un exil de 1948 à 1958, il y réside toute sa vie. Pédagogue remarquable, le frère Jérôme enseigne durant plus de 70 ans, à près de 10 000 élèves.
En tant que professeur d’arts plastiques au Collège Notre-Dame où il passera la majeure partie de sa vie, il développe un goût artistique avant-gardiste pour un membre d’une communauté religieuse catholique romaine. Sa démarche dénote, entre autres, une recherche de spiritualité et démontre son intérêt pour l’art figuratif, l’automatisme et le langage pictural abstrait.
Il a d’ailleurs été de tous les grands mouvements de pensées de son époque : Refus global, Prisme d’Yeux, Plasticiens. À sa mort en 1994, il laisse derrière lui un corpus imposant de plus de 3 000 œuvres ainsi qu’un héritage artistique imposant qui a marqué toute une génération d’artistes qui ont fréquenté l' »Atelier du Frère Jérôme » dans les années 1970 et 1980 (dont Diane Dufresne et Orita Leprohon notamment)

frère Jérôme, pastel sans titre galerie lacorniche

Jean-Paul Jérôme

JEAN-PAUL JÉRÔME

La couleur, la lumière, la forme

Né à Montréal le 19 février 1928, Jean-Paul Jérôme manifeste, bien avant d’avoir été admis à l’école primaire, des dons pour le dessin et la peinture, talents qui alimenteront bientôt une passion aussi profonde que permanente.

C’est ce qui l’amène à être admis à l’École des beaux-arts de Montréal où de 1945 à 1952, il apprend notamment à maîtriser les techniques régissant l’art de la fresque, sous la direction de Stanley Cosgrove.

C’est ainsi qu’au terme d’une brève période vouée à l’expression de paysages et de natures mortes dont il privilégie les manifestations cubistes, il aborde, dès 1953, le domaine de l’abstraction, en laissant dériver sur le lin de larges aplats.

Tout son art se justifie alors à partir de notions issues de la géométrie, postulats qui, par le dénuement qu’ils impliquent, mènent à la création d’atmotsphères qui sous-tend un contrôle plastique absolu.

En 1955 il fonde, en compagnie de trois de ses amis peintres, Jauran (Rodolphe de Repentigny), Louis Belzile et Fernand Toupin, le groupe des Plasticiens, dont le Manifeste paraîtra en février 1955, texte qui, tirant ses préceptes de Cézanne et de Mondrian, exercera une influence majeure sur tout ce qui se crée depuis en peinture au Québec.

C’est afin de pousser plus en avant son aventure picturale qu’il séjourne à Paris de 1956 à 1958, période au cours de laquelle il côtoie Giacometti, Vasarelly et René Mortensen, avec lequel il partagera une profonde passion pour la maîtrise des formes et des couleurs. Il se lie également d’amitié avec les sculpteurs Gilioli, Hans Hartung et Martin Barré, dont il fréquente l’atelier, en plus de suivre de façon assidue les travaux de la Galerie de France et de la Galerie Arnaud, où il exposera l’automne de 1957.

De retour au Canada en novembre 1958, il est agréé comme professeur d’arts plastiques à l’École des beaux-arts de Montréal, tout en dispensant son art, ses connaissances et sa culture auprès des élèves des Commissions scolaires de Montréal et de Sorel.

Il quittera le monde de l’enseignement en 1973 pour se consacrer entièrement à la poursuite de son œuvre picturale, suivant un cheminement incessant qui l’amène à situer son atelier au milieu des campagnes, sur la rive sud du Saint-Laurent, notamment à Saint-Ours sur le Richelieu, Saint-Laurent du fleuve, Saint-Roch et Varennes.

Sans pour autant délaisser le lyrisme de ces grands espaces, trois ans plus tard il se donne pied-à-terre au sein de la résidence familiale qu’il vient d’acquérir et dans laquelle il aménage un loft consacré tout entier à son œuvre, une aire de création qui sera complétée par un second atelier qu’il nommera l’Antre-lumineux et qui permettra de parachever son expertise et d’accroître la diversité des œuvres qu’il y crée.

Sa peinture s’impose dès lors auprès des connaisseurs et des collectionneurs, tant ceux du milieu des arts que du grand public qui, assurés d’un accueil aussi chaleureux que conforme au tempérament du peintre, en viennent fréquenter son atelier, qui leur est ouvert sept jours par semaine, de sept heures du matin à quatre heures de l’après-midi.

En 1978, il devient membre de l’Académie royale des arts du Canada, honneur et titre qui lui sont décernés en reconnaissance de son apport magistral et pour souligner l’importance de son œuvre.

Jean-Paul Jérôme compte à son actif plus d’une centaine d’expositions, tant individuelles que collectives, dans des galeries et des musées disséminés aux quatre coins du pays. Ses œuvres font également partie de nombreuses collections publiques et privées du Canada, tandis que tout son œuvre et les différentes étapes de son cheminement ont donné lieu à plusieurs publications.

En 2003, le Musée du Bas-Saint-Laurent, lui rendait un vibrant hommage en représentant une rétrospective de ses œuvres, exposition qui, au cours des quatre années qui suivent, traverse le Canada tout entier.

Au cours de l’année 2005, le Musée de Sherbrooke dédiait une spectaculaire rétrospective aux Plasticiens, soulignant de la sorte le cinquantième anniversaire de la parution de leur Manifeste et mettant en relief les principales périodes créatrices de Jean-Paul Jérôme.

Ce dernier, cependant, n’aura pu assister à cette consécration puisqu’il décédait le 14 août 2004, à l’âge de 76 ans. Mais son œuvre lui survit car elle est de tous les temps. Peintre dynamique et passionné, il aura jusqu’à ses derniers moments voué sa vie à la peinture : Ivresse de la vie a-t-il intitulé son tout dernier tableau, une œuvre prophétique qui traduit et résume l’ensemble de sa création.

Car, peintre à la fois mu par un intense passion et une fidélité inébranlable aux postulats de ses débuts, Jean-Paul Jérôme a su s’exprimer à travers de multiples matériaux et manifester son art et sa sensibilité dans les médiums les plus divers : ses huiles et ses acryliques ont à la fois comme substrat tout autant le bois, le verre, la céramique, la tapisserie et le vitrail que les papiers et les cartons où le peintre donne libre cours, entre autres, à des pastels, des fusains, des sanguines et des sépias d’une haute teneur.

Ses sculptures sur laiton et sur bois, ses reliefs et ses monumentales architectures de béton rivalisent fièrement avec ses œuvres de chevalet et d’établi car si Jean-Paul Jérôme a si parfaitement maîtrisé les arcanes de la peinture c’est qu’avant toute chose, il savait dessiner. Il savait occuper l’espace de la toile comme celui d’un atelier imprégné de musique, de lecture et d’écriture. À un point tel qu’il nous a lui-même laissé des textes dans lesquels il se plaisait à définir son art et à cerner les différentes étapes de sa création.

« Toute ma vie, j’ai aimé la pureté de la forme, la résonnance
de la couleur » se plaisait-il à répéter.

Préalablement à son décès, Jean-Paul Jérôme a pris soin de planifier la poursuite et la veille de la pérennité de son œuvre, une œuvre où la couleur sans cesse épure la forme dans toute la plénitude de sa sonorité.

réf.: site web : www.jeanpauljerome.com

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Marie-Cécile Bouchard

Famille Bouchard de Charlevoix

Marie-Cécile Bouchard

C’est par un beau jour de septembre 1909 que

Joseph Bouchard et Alda Tremblay

 viennent s’établir au Moulin César, une vieille maison de pierres, de style canadien, située dans le rang de la Goudronnerie à Baie-Saint-Paul.

C’est près d’une petite rivière qui fournissait la force motrice du moulin à scie, du moulin à farine et du moulin à foulon que ce couple élève leur famille de quinze enfants.

Le père est un industriel, un menuisier et même un cordonnier. Il fabrique des chaussures ornées de différents motifs. Pendant la saison froide, il sort ses outils et sculpte des jouets, découpe, dans l’écorce du bouleau, ses dessins: un cheval, une vache et un oiseau, à la demande des enfants. Dès qu’un enfant peut se servir d’un couteau, il lui en procure un, pour « gosser » disait-il.

La mère est une « Reine au foyer » de son époque avec une habileté artisane accomplie. Elle coud, tricote et peint des motifs à tapis enjolivés de fleurs et d’animaux.

Marie-Rosée Bouchard     1910-1994

Marie-Rosée, l’aînée, dès ses études primaires terminées, s’adonne aux soins de ses frères et soeurs. Elle aide sa jeune soeur Mary dans les travaux de tapis crochetés.

Rosée se marie à 26 ans à Léonidas Tremblay, cultivateur. Elle eut 8 enfants dont quelques uns oeuvrent dans le domaine artistique. Elle peignit, à 70 ans, quelques toiles dont elle fit cadeaux à ses enfants.

Mary Bouchard     1912-1995

Mary est peintre populaire. Elle débute par des dessins pour faire des tapis crochetés. Elle peint pendant une quinzaine d’années. Elle sent la valeur d’une couleur, ou d’un trait. Elle est connue à l’étranger et ses toiles ont été exposées dans plusieurs villes de États-Unis, du Brésil et dans certaines villes canadiennes. Ses plus belles toiles sont en possession de grands collectionneurs comme monsieur Patrick Morgan. Elle décède à 33 ans d’une maladie du coeur.

Albert Bouchard     1913-1920

Emma Bouchard      1914- 1920

Joseph-Stanley Bouchard     1916…

Joseph Stanley, dès l’âge de 15 ans, s’adonne à la sculpture. Il reproduit le Moulin à foulon, des animaux, la Vierge, le Père Éternel, des oiseaux, des légendes, etc. Il participe à de nombreuses expositions. Il opte pour le célibat.

Annette Bouchard      1918-1977

Annette s’adonne, dès son primaire au soin de ses frères et soeurs. Elle maniait l’aiguille et était une habile dentellière. Elle fabriquait des motifs de gâteaux spéciaux. Elle entra chez les Antoniennes de Marie où elle oeuvra auprès des prêtres.


Marie-Cécile Bouchard     1920-1973

Marie-Cécile est peintre populaire. Elle connaît une carrière éblouissante comme peintre. Ses sujets sont puisés dans Charlevoix. Elle entre chez les Antoniennes de Marie et disparaît pendant 23 ans. Elle revient en 1970. Elle suit des cours en Beaux-Arts. Ce fut un désastre! Elle revient au style naïf. On la surnomme « le peintre des traditions quotidiennes ». Elle expose à Montréal, Rio de Janeiro, Paris et New York.

Laure-Marie Bouchard     1922-…

Laure-Marie est peintre populaire. Elle s’intéresse à la sculpture dès son jeune âge. Elle peint aussi des paysages campagnards et des scènes familiales. Elle expose avec ses frères et soeurs à Québec, Montréal et Trois-Rivières. Elle entre chez les Antoniennes de Marie. Elle continue à sculpter de menus objets et fait le crucifix des la chapelles des Antoniennes. Elle travaille en collaboration avec les prêtres, en paroisse.

Édith Bouchard      1924-

Édith est peintre populaire. Elle continue dans la lignée de ses soeurs. Ses peintures constituent un pittoresque document sur les moeurs canadiennes françaises. Elle expose au Musée des Beaux Arts de Montréal en compagnie des grands de l’époque. Elle entre chez les Antoniennes de Marie. Elle se consacre à l’oeuvre des prêtres. Elle continue de peindre.

Lucien Bouchard     1925-

Lucien sculpte beaucoup d’animaux dès son plus jeune âge. Il se mérite plusieurs prix. Il se consacre à la fabrication de meubles canadiens d’un genre bien particulier. Il se marie à Solange Lemoine et ils auront deux filles. Il poursuit son oeuvre de sculpteur.

Lionel Bouchard     1927-

Lionel a suivi des cours de menuiserie et d’électricité. Il entre chez les Rédemptoristes et pendant 22 ans, il travaille à construire des chapelles, autels et tabernacles sculptés et décorés de ses mains. Il enseigne son art pendant de nombreuses années à des jeunes. Il ira en Uruguay fonder l’Académie de menuiserie.

Joseph-Arthur Bouchard     1928-

Dès l’âge de 12 ans, il aiguise son couteau et sculpte. Il expose avec ses frères et soeurs. Il quitte la région et apprend le métier de briqueteur. Il peint plusieurs toiles et les expose à Montréal et aux États-Unis. Il se marie à Colette Tremblay et il aura trois enfants sont plusieurs oeuvrent dans les arts. Il sculpte beaucoup d’animaux.

Jean-Louis Bouchard     1930-1938

Aline Bouchard     1934-2002

Aline est la jumelle d’Alain. Elle termine ses études secondaires et aide, par sa fine cuisine, à la maison paternelle. Elle se marie avec Paul-Émile Labbé et, de ce mariage, naîtra cinq enfants dont certains oeuvrent dans les arts. Elle travaille comme cuisinière à Québec. À 50 ans, elle peint quelques tableaux qu’elle donnera en cadeaux à ses enfants.

Alain Bouchard     1934

Alain est le jumeau d’Aline. Il termine ses cours en charpenterie, plans et mécanique. Il possède une habileté manuelle exceptionnelle. Il entre chez les franciscains. Il deviendra missionnaire en Afrique, au Pérou et au Madagascar. Il consacre sa vie de missionnaire à promulguer l’idéal religieux de Saint-François à travers différentes Marie-Cécile Bouchard, peintre naif, Charlevoix, galerie la cornichecultures

Francesco Iacurto

Francesco Iacurto

(Frank Iacurto)

Né à Montréal le 1er septembre 1908, Iacurto manifeste très tôt des aptitudes remarquables pour le dessin puisque dès l’âge de treize ans, il expose au Monument National. il y étudiera le dessin en 1922 sous la direction d’Edmond Dionet. A quatorze ans, il sera le plus jeune étudiant de l’École des Beaux-Arts de Montréal qui s’ouvre en 1923. Il y fera la connaissance de Jean-Paul Lemieux et sera de la même promotion que Paul-Émile Borduas et Sylvia Daoust.

Dès 1927, Iacurto gagne plusieurs prix et reçoit en 1928 son diplôme de professeur. En 1929, il obtient une bourse pour études à Paris.

En 1938, Iacurto s’installe définitivement à Québec et entame une série de portraits. Il voyage en France en 1953 et en Italie en 1956, où il peindra les Jardins du Vatican, et en Grèce en 1964 où, à la demande de l’ambassadeur canadien Antonio Barrette, il réalise quelques toiles sur la ville d’Athènes.

Entre 1965 et 1974, Iacurto enseigne la peinture et est élu membre de l’Académie Royale Canadienne. En 1974, il se consacre entièrement à son art et le professeur Maurice Lebel lui rend un hommage particulier dans son livre Souvenirs dont Robert Choquette signe la préface.

En 1988, alors qu’il célèbre ses 80 ans, une rétrospective de dessinsVisages intimes se tient à l’Université Laval et une biographie de Iacurto est écrite par Hugues de Jouvancourt.

En 1990, il est reçu Chevalier de l’Ordre du Mérite de la République d’Italie et préside, en 1991, le Symposium de peinture du Carnaval de Québec, au moment même où la Villa Bagatelle de Sillery présente une rétrospective de l’oeuvre de Iacurto qui rassemble près de 40 huiles, pastelles, crayons, sanguines et aquarelles réalisés entre 1922 et 1990. La qualité du dessin, le souci du détail et le caractère lumineux de ses toiles distinguent l’oeuvre de Iacurto et se sont exprimés sous le charme que la ville de Québec a exercé sur lui tout comme la région de Charlevoix.

Ses oeuvres sont exposées au Musée du Québec, à la Galerie nationale d’Ottawa, au Sénat canadien, au Parlement de Québec, au Vieux Séminaire de Québec, à la Citadelle, à l’Hôtel de Ville de Québec et à l’Université Laval.Francesco Iacurto, peintre paysage, Québec, galerie la corniche