Horatio Walker

Horatio Walker

1858-1938

Né à Listowel (Ontario), en 1858. Mort à Sainte-Pétronille (Québec), en 1938. Horatio Walker, RCA, reçoit sa première formation artistique chez les photographes Notman et Fraser de Toronto entre 1873 et 1876. Il est photographe à Rochester pendant quelques années.

Vers le milieu des années 1880, il passe l’hiver à New York et l’été à l’Ile d’Orléans. Dans ses peintures, la représentation extrêmement idéalisée de la vie rurale québécoise, lui fait camper sur un fond de ciel brillant des paysans laborieux et rappelle celle des peintres français de l’École de Barbizon. Grâce à ce style, Walker se taille de son vivant une place de choix parmi les peintres canadiens : ses tableaux se vendent à des prix enviés et lui attirent des distinctions. À partir de 1908, il est membre du Canadian Art Club.

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The Fair gardener , Horatio Walker, artiste canadien.

Anna Noeh

Anna Noeh

De 1952 à 1956, Anna Noeh étudie le dessin, la peinture, ainsi que les techniques de la mosaïque et de la peinture murale à l’Académie des Arts Appliqués de Budapest. Une bourse de la Fondation Rockefeller lui permet de fréquenter l’Académie des Beaux-Arts de Vienne pendant un an. Elle s’établit au Québec en 1957 et visite l’Arctique. Elle retourne régulièrement à la Terre de Baffin où elle puise son inspiration.

Le Grand Nord influence aussi la technique et le style d’Anna Noeh. Elle délaisse l’huile pour l’acrylique et le crayon, elle s’attarde au moindre détail et développe sa propre version du réalisme canadien. Ses œuvres décrivent avec précision le mode traditionnel de vie des Inuits et sont de véritables documents anthropologiques. Elle développe un grand amour pour les habitants de l’arctique et est très touchée par le déclin de la culture ancestrale des Inuits.

En 1970, Anna Noeh commence à exposer ses peintures sur la vie esquimaude. Très vite, elle est remarquée, ses œuvres sont vendues dans les plus grandes galeries au Canada et acquises par des musées. Ses toiles font partie de nombreuses collections corporatives, publiques et privées.

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Robert W. Pilot

Robert W. Pilot

1898-1967

Né en 1898 à St. John’s en Nouvelle-Écosse, Robert Pilot déménage à Montréal en 1910 où il peint les soirs et fins de semaine dans le studio de son beau-père Maurice Cullen. Il étudie au Monument national et à l’Académie royale du Canada durant les cours du soir. Les fins de semaine, il peint des paysages avec Cullen. Il s’inscrit ensuite à l’Association d’art de Montréal sous la direction de William Brymner. Puis, il sert dans l’armée canadienne entre 1916 et 1918 et, à son retour, suit à nouveau les cours de Brymner. En France de 1920 à 1922, il étudie à Paris à l’Académie Julian sous la direction de Jean-Paul Laurens et peint à Concarneau, en Bretagne, avec l’artiste montréalais Edwin Holgate. Pilot revient à Montréal et peint le Québec. Il peint aussi en Espagne et en Afrique du Nord en 1927. Puis, en 1940, il s’enrôle dans l’armée canadienne. Il revient à Montréal à la fin de la guerre et continue à peindre le Québec et le Canada en général. Il décède à Montréal en 1968

Robert W Pilot peint les paysages des Laurentides, de la région de Baie-Saint-Paul ainsi que ceux de la ville de Québec pour lesquelles il est surtout connu. Après la seconde guerre mondiale, Pilot fait plusieurs voyages pour exécuter des croquis en Angleterre, en Irlande, en France et en Italie.

Pilot gagne une bourse d’étude à l’Association d’art de Montréal.

En 1925, il est élu membre associé de l’Académie royale canadienne puis devient membre permanent en 1935. Il est ensuite le président en 1953-54. Il reçoit en 1944 l’Ordre de l’Empire britannique.

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Source : Traduction libre de Paul Duval, Canadian impressionism, McClelland & Stewart Inc., 1990

Goodridge Roberts

Goodridge Roberts

​Goodridge Roberts, O.C., peintre (né le 24 septembre 1904 à la Barbade aux Antilles britanniques, décédé le 28 janvier 1974 à Montréal au QC). Goodridge Roberts fait partie d’une grande famille de poètes et d’écrivains à Fredericton, au Nouveau-Brunswick dont son père Théodore, son oncle Sir C.G.D. Roberts et son cousin Bliss Carman.

Goodridge Roberts, O.C., peintre (né le 24 septembre 1904 à la Barbade aux Antilles britanniques, décédé le 28 janvier 1974 àMontréal au QC). Goodridge Roberts fait partie d’une grande famille de poètes et d’écrivains à Fredericton, au Nouveau-Brunswick dont son père Théodore, son oncle Sir C.G.D. Roberts et son cousin Bliss Carman. En 1952, il est l’un des quatre artistes à représenter le Canada dont c’est la première participation officielle à la Biennale de Venise et il reçoit une des premières bourses de la Société royale du Canadapour aller peindre en Europe. Goodridge Roberts, officier de l’Ordre du Canada, est parmi les premiers peintres canadiens à accorder une même importance au paysage, à la forme et aux natures mortes.

Études et début de carrière

Goodridge Roberts est formé à l’École des beaux-arts de Montréal de 1923 à 1925 et grâce au soutien de sa tante Mary Fanton Roberts, rédactrice en chef new-yorkaise et critique artistique, il s’inscrit à l’Art Students League de New York qu’il fréquente de 1926 à 1928. En prenant des cours avec le peintre américain John Sloan, le fondateur de l’Ashcan School, Goodridge Roberts commence un engagement de toute une vie envers le modernisme. Lorsqu’il déménage à Ottawa en 1930, il tient sa première exposition solo, un évènement annuel qui se poursuivra jusqu’à la fin des années 1960. Il devient ensuite le premier artiste résident à être parrainé par la société Carnegie à l’Université Queen’s (1933 à 1936). Par la suite, il s’installe à Montréal où il demeure une grande partie de sa vie et prend souvent part à des expositions locales et nationales, une habitude qu’il gardera durant sa longue carrière. En 1937, ses œuvres font l’objet d’une première exposition internationale à Londres. Puis, il participe de manière fréquente à des expositions collectives d’art canadien aux États-Unis et en Europe. Un an plus tard, il joint le groupe de l’Est de John Lymanqui sera de courte durée. En 1939, il devient l’un des membres fondateurs de la Société d’art contemporain de Lyman.

Style mature

Avec ses aquarelles, Goodridge Roberts expose ses œuvres sur toile, en particulier les autoportraits et les images de sa première femme Marian qui posera pour bon nombre de ses peintures nues et habillées. Il produit aussi des images de ses jeunes cousins reflétant ainsi un intérêt particulier que Montréal montre pour les peintures d’enfants. Le fait d’entremêler l’éloignement et l’immédiateté dans ses images autonomes, presque austères du corps, reste une constante tout au long de sa carrière, peu importe le sujet ou le modèle.

Tout en peignant le paysage placide du Québec, il continue à s’intéresser à la ville, surtout à travers des images simplifiées des façades des magnifiques bâtiments du Vieux-Montréal en fin d’après-midi. Il fait aussi de l’imagerie de natures mortes un thème important, car il exerce un contrôle total sur le choix et l’agencement des divers éléments tout en gardant un sens objectif de l’authenticité, une chose qu’il ne peut faire avec les images de gens ou de lieux. À cette époque, il commence un long mandat à l’Art Association of Montreal’s School of Art and Design qui durera de 1940 à 1949, aussi en 1952, sauf lorsqu’il sert comme artiste de guerre de 1943 à 1945. Sa plus grande compétence en enseignement se résume à son dévouement pour sa peinture et au modèle à suivre qu’il représente, ce qui aura une très grande influence sur beaucoup de ses étudiants, y compris Jacques de Tonnancour (qui publiera la première monographie sur Goodridge Roberts en 1944), John Fox et Paterson Ewen. Des décennies plus tard, grâce à l’intérêt que le critique américain Clement Greenberg portera à son œuvre, la peinture de Goodridge Roberts attire une jeune génération d’artistes canadiens, surtout dans les Prairies.

Fin de carrière

Au début des années 1950, Goodridge Roberts acquiert une notoriété nationale grâce à sa participation régulière à de nombreuses expositions au Canada et à l’étranger, et grâce à l’accueil très favorable qu’il reçoit de la presse française et anglaise de Montréal et des magazines canadiens. Bien que les Laurentides puis les Cantons de l’Est du Québec (ainsi que le Mont-Royal de Montréal) inspirent le cadre tranquille d’une grande partie de ses images de paysages, il commence alors à peindre la rive nord plus accidentée du Saint-Laurent, les terrains difficiles du sud-ouest du Québec et la baie Georgienne très austère. En raison des liens que sa deuxième femme a dans l’Ontario, Goodridge Roberts y retourne presque chaque année et peint une série de paysages imposant sa propre personnalité sur ce site trop familier. Ces changements de lieux et de topographies incitent à un coup de pinceau plus énergique, à des formes moins contenues et à une composition réinventée mettant plus l’accent sur le ciel pour façonner l’espace pictural. De plus, ses images de natures mortes sont souvent remplacées par des images d’intérieurs où la pièce elle-même décrit la même vérité d’observation que les objets représentés sur le tableau. Sur ses peintures les plus expérimentales de la fin des années 1950, les intérieurs continuent à fonctionner comme une forme d’autoportrait alors que le sujet représente l’endroit où il peint et les objets qu’il possède. Il produit aussi des séries de nus monumentaux où le contrôle gestuel du corps posé et le regard direct intensifient la présence physique du personnage.

Vers la dernière décennie, les peintures de Goodridge Roberts révèlent des couleurs plus intenses, des espaces picturaux plus ouverts, des formes moins closes et moins ressemblantes à des silhouettes, une manipulation plus intense des matériaux. Le traitement qu’il réserve à ses thèmes de prédilection devient une sorte de métaphore de la peinture plutôt qu’un indice de ce qu’il peint.

Postérité

Malgré un intérêt croissant pour l’art non figuratif à Montréal dans les années 1950, l’autorité de Goodridge Roberts demeure évidente dans les écrits critiques de Robert Ayre et de Rodolphe de Repentigny, et dans le respect qu’il gagne d’autres artistes, y compris des abstractionnistes québécois comme Jean-Paul Riopelle et Paul-Émile Borduas. Il est élu membre à part entière de l’Académie royale du Canada en 1957, et deux ans plus tard, il devient le premier artiste résident à l’Université du Nouveau-Brunswick, avec une rétrospective à la nouvelle Galerie d’art Beaverbrook en 1960. En 1969, il reçoit l’Ordre du Canada et la Galerie nationale du Canada lui offre une exposition rétrospective itinérante, un honneur rare pour un artiste encore en vie à cette époque. Après sa mort survenue suite à une longue maladie, ses œuvres font l’objet de plusieurs expositions solos avec publications dans plusieurs musées, y compris une tournée rétrospective en 1998. Plus récemment, Joan Roberts a écrit un mémoire sur leur vie commune.

réf.: Encyclopédie canadienne

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