Adrien Hébert

Adrien Hébert (1890-1967)

Fils du sculpteur Louis-Philippe Hébert, Adrien Hébert est né le 2 avril 1890 à Paris où il passa une partie de son enfance. C’est au Monument National, à Montréal, qu’il commence ses études artistiques sous la direction d’Edmond Dyonnet et Joseph-Charles Franchère. Il poursuit sa formation dans la classe de William Brymner à la Art Association of Montreal jusqu’en 1911, année où il retourne à Paris. Là , il s’inscrit à l’École des Beaux-Arts mais, peu assidu aux cours, il passe la plupart du temps à découvrir la ville et visiter les musées, surtout le Louvre et le Jeu de Paume. De retour à Montréal en 1914, il enseigne au Conseil des Arts et Manufactures et, en 1918, il collabore, en tant qu’illustrateur, à la revue Le Nigog.

Le séjour qu’Adrien Hébert fait en France en 1922 et 1923 marque le passage vers sa maturité artistique. Dès son retour au Canada, il s’intéresse au port de Montréal, réalisant une série de toiles sur ce sujet. Par ses choix thématiques, il conteste la prédominance de la peinture traditionnelle dont les sujets ruraux lui apparaissent désuets. Il défend ses propositions dans quelques articles développant alors son argumentation. Hébert nous livre sa conception de l’art à travers des séries mettant en scène la ville, le port et l’animation de la rue. Son travail présente, par son caractère formel et thématique, plusieurs similitudes avec la peinture américaine contemporaine; cependant, il n’en possède pas l’aspect critique.

La carrière artistique d’Adrien Hébert débute en 1909 par l;a présentation de ses premières oeuvres au Salon du printemps de la Art Association of Montreal où il expose régulièrement jusqu’en 1954. Lauréat du prix Jessie Dow en 1936, 1940 et 1953, président du Arts Club of Montreal en 1938, dont il devient « Honorary member » en 1962, Adrien Hébert est élu à l’Académie Royale du Canada en 1941. Bien que dans les années 1940, son apposition radicale aux courants abstraits ait eu tendance à l’isoler, il a néanmoins introduit le thème de la modernité dans la peinture québécoise entre-deux guerres et, en cela, on peut affirmer que son apport reste déterminant. Adrien Hébert est mort à Montréal le 20 juin 1967.

galerie la corniche, peintre canadien scène de Gaspésie

Gaspé, Adrien Hébert. Peintre canadien, galerie la corniche

Hébert, Adrien

Peintre montréalais, Adrien Hébert est l’une des figures remarquables du XXe siècle. Délaissant les tableaux religieux, refusant les thèmes folkloriques à la mode, Adrien Hébert s’intéresse moins à la grande nature qu’à la vie urbaine et bourgeoise. Dans ses paysages, ses portraits, ses scènes d’intérieur, ses descriptions des rues et du port de Montréal, il s’affirme comme un témoin de son temps, un des premiers peintres québécois de l’époque moderne. L’œuvre d’Adrien Hébert célèbre la modernité et la vie urbaine. Les usines, le port de Montréal, les grues mécaniques, les tramways, les automobiles et la fumée reflètent pour l’artiste le style de vie nord-américain de son époque.

1890 (Paris) – 1967 (Montréal)