Francesco Iacurto

Francesco Iacurto

(Frank Iacurto)

Né à Montréal le 1er septembre 1908, Iacurto manifeste très tôt des aptitudes remarquables pour le dessin puisque dès l’âge de treize ans, il expose au Monument National. il y étudiera le dessin en 1922 sous la direction d’Edmond Dionet. A quatorze ans, il sera le plus jeune étudiant de l’École des Beaux-Arts de Montréal qui s’ouvre en 1923. Il y fera la connaissance de Jean-Paul Lemieux et sera de la même promotion que Paul-Émile Borduas et Sylvia Daoust.

Dès 1927, Iacurto gagne plusieurs prix et reçoit en 1928 son diplôme de professeur. En 1929, il obtient une bourse pour études à Paris.

En 1938, Iacurto s’installe définitivement à Québec et entame une série de portraits. Il voyage en France en 1953 et en Italie en 1956, où il peindra les Jardins du Vatican, et en Grèce en 1964 où, à la demande de l’ambassadeur canadien Antonio Barrette, il réalise quelques toiles sur la ville d’Athènes.

Entre 1965 et 1974, Iacurto enseigne la peinture et est élu membre de l’Académie Royale Canadienne. En 1974, il se consacre entièrement à son art et le professeur Maurice Lebel lui rend un hommage particulier dans son livre Souvenirs dont Robert Choquette signe la préface.

En 1988, alors qu’il célèbre ses 80 ans, une rétrospective de dessinsVisages intimes se tient à l’Université Laval et une biographie de Iacurto est écrite par Hugues de Jouvancourt.

En 1990, il est reçu Chevalier de l’Ordre du Mérite de la République d’Italie et préside, en 1991, le Symposium de peinture du Carnaval de Québec, au moment même où la Villa Bagatelle de Sillery présente une rétrospective de l’oeuvre de Iacurto qui rassemble près de 40 huiles, pastelles, crayons, sanguines et aquarelles réalisés entre 1922 et 1990. La qualité du dessin, le souci du détail et le caractère lumineux de ses toiles distinguent l’oeuvre de Iacurto et se sont exprimés sous le charme que la ville de Québec a exercé sur lui tout comme la région de Charlevoix.

Ses oeuvres sont exposées au Musée du Québec, à la Galerie nationale d’Ottawa, au Sénat canadien, au Parlement de Québec, au Vieux Séminaire de Québec, à la Citadelle, à l’Hôtel de Ville de Québec et à l’Université Laval.Francesco Iacurto, peintre paysage, Québec, galerie la corniche

Chantale Jean

Chantale Jean

Peintre-sculpteure, Chantale Jean est née dans Charlevoix en 1958. Sa passion pour la nature et les animaux se traduit par des portraits intimistes chargés de poésie. Comme un metteur en scène, Jean dirige ses acteurs et leur donne même la réplique!

Ses oeuvres frôlent souvent l’abstrait. Chantale Jean nous fait découvrir des textures sensibles aux multiples combinaisons des lumières proposant à l’observateur différentes approches. Cette complicité entre le support, le geste et la couleur redéfinit le sujet et laisse libre cours à l’interprétation.

Créant ainsi des oeuvres aux surfaces désordonnées rappelant les textures rupestres, Chantale Jean travaille avec la couleur qui est indissociable de celui qu’elle exerce avec la matière.

En passant de la représentation d’une certaine réalité à une expression plastique semi-abstraite, Chantale Jean aspire à ce que l’observateur découvre de nouvelles lectures inspirées de l’intention première, l’entraînant dans un scénario imprévisible qu’il découvrira par lui-même, momentanément, et d’où, peut-être, émergera ce sentiment d’appartenance qui incite à protéger la faune et son environnement.

Les images de Chantale Jean racontent la force et la fragilité des différents mondes qui nous entourent. Chaque toile devient  »un poème silencieux’’ qui interpelle celui qui la regarde. Si le conte est silencieux, l’artiste, elle, ne l’est pas quand il s’agit d’exprimer son admiration pour la nature ou d’en prendre la défense.

Ainsi, le corpus pictural de Chantale Jean manifeste tout autant son engagement que son exaltation et prend ouvertement position contre ce monde prêt à tout dévaster au nom du profit.

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Peintre originaire de Charlevoix, Chantale Jean fascine notre imaginaire. On ne peut oublier la puissance de ses images qui nous invitent à partager son respect presque sacré pour la nature et plus particulièrement pour les animaux. La nature l’inspire, la fascine et elle l’exprime spontanément dans une grande gestuelle faite de couleurs riches et puissantes.

Dans la plus pure fantaisie, l’artiste un peu à la manière du fabuliste Lafontaine , fait tenir conseil aux animaux, les entraîne à une fête, les rassemble à un festin… Elle les représente dans toutes sortes d’attitudes, les interpellant de multiples façons. À ses yeux ils ressemblent étrangement à des humains dans Ieurs occupations, aussi prend-elle plaisir a Ies humaniser.

Chantale nous raconte toute la force et la fragilité des différents mondes qui nous entourent. Chaque toile devient ‘ »un poème silencieux » qui interpelle celui qui la regarde. Si le conte est silencieux, l’artiste, elle, ne l’est pas quand il s’agit d’exprimer son admiration pour la nature ou d’en prendre la défense. Les animaux lui apparaissent comme des êtres attachants en harmonie avec la nature, Ne seraient-ils pas une source d’inspiration pour nous aider à retrouver notre équilibre, notre place dans la nature se plaît-elle à nous dire ?

Son sens de l’humour demeure cependant présent, dans le plaisir qu’elle prend à mettre en scène ses ‘ »comédiens en herbe ». Tout est doucement étonnant chez Chantale Jean, sa personnalité est faite à la fois de contrastes et même parfois de contraires, ce qui donne une impression de plénitude et de force empreinte aussi d’incertitude et d’insaisissable.

Ses surfaces aux textures désordonnées, ses dessins conjuguant figuration et abstraction ne manquent pas de surprendre le spectateur l’‘amenant parfois à découvrir d’autres prétextes que ceux ayant inspiré l’artiste. La palette excentrique de ses couleurs ajoute à la qualité plastique de ses oeuvres et nous entraîne dans un scénario imprévisible qu’elle seule a su forger.

Par ses tableaux aux allures théâtrales composés de personnages bigarrés pas ‘’bêtes » et aux titres extravagants, Chantale Jean monte sa pièce et nous fait découvrir ‘ »son monde  » sans cesse réinventé.