Edmund Alleyn

Après avoir étudié à l’École des beaux-arts de Québec, il part en France en 1955, où il vit et expose ses oeuvres jusqu’en 1971. De retour au Québec, il s’installe à Montréal, puis enseigne à l’U. d’Ottawa à partir de 1972. Son évolution en tant que peintre est des plus surprenantes, car chacune de ses périodes artistiques témoigne de sa virtuosité et de son originalité.

Alleyn commence par une période de figuration stylisée (1952-1962), pendant laquelle ses oeuvres tachistes ou gestuelles font preuve d’élégance et de fluidité. Puis, il fait une incursion dans la mythologie autochtone en créant des oeuvres qui s’en inspirent, avant de s’engager dans une série de portraits schématiques inspirés de la science-fiction, de la médecine déshumanisée et d’autres effrayants « zooms, conditionnements et agressions ». Lire la suite

Ferron, Marcelle

Marcelle Ferron

(1924-2001)

Marcelle Ferron est née à Louiseville au Canada en 1924. Elle poursuit des études à l’École des Beaux-Arts de Québec jusqu’en 1944. Disciple de Paul-Émile Borduas, elle rejoint le groupe des automatistes québécois et cosigne le manifeste du Refus global en 1948. Lorsque le groupe commence à s’effriter en 1953, Marcelle Ferron part pour la France avec ses trois filles. Elle y vit treize ans et se taille une place enviable parmi les artistes de la peinture moderne. En 1961, elle rafle la médaille d’argent à la Biennale de São Paulo.

Auréolée d’une solide réputation internationale, Ferron revient au Québec en 1960. Son retour correspond à une nouvelle démarche artistique ; elle s’initie à la verrerie. En collaboration avec une entreprise de Saint-Hyacinthe, elle met au point une méthode pour édifier des murs de lumière. Elle crée des murales pour l’Expo 67, pour le métro de Montréal et pour plusieurs édifices publics du Québec.
En 1983, Marcelle Ferron est la première femme à recevoir le prix Paul-Émile Borduas pour l’ensemble de son œuvre. Elle revient à la peinture en 1985.

Marcelle Ferron est aussi récipiendaire de plusieurs prix et de diverses bourses, tels la bourse du Conseil des arts du Canada (1957), le prix du Musée des beaux-arts de Montréal (1960) et le prix Philippe-Hébert de la Société Saint-Jean-Baptiste (1976).
Le Musée d’art contemporain de Montréal présente deux rétrospectives de son oeuvre : Marcelle Ferron de 1945 à 1970 en 1970, et Marcelle Ferron, une rétrospective 1945-1997 en 2000.

Elle est décédée le 20 novembre 2001 à Montréal.

Marcelle Ferron, peintre, abstraction, galerie la corniche