André Pitre

Depuis qu’il a cessé de pratiquer l’architecture pour se consacrer à la peinture, l’art d’André Pitre évolue avec constance et cohérence. André Pitre s’impose comme l’un des talents les plus prometteurs de sa génération. Son art tend vers l’harmonie et le beau mais sous la somptuosité de la palette et de la composition s’exprime la préoccupation de l’artiste pour la condition humaine, les joies fragiles qu’on cherche à protéger et les angoisses sourdes qu’on tente de vaincre.

A l’intérieur d’espaces à la fois construits et abstraits vont et viennent des personnages, ils sont concrets ou évoqués, comme si l’artiste ne retenait sur la toile que la mémoire de leur présence. Chez Pitre rien n’est affirmé; tout est possible. En être réfléchi,  il ne se précipite jamais sur un sujet, il a la sagesse de le laisser émerger en lui.

Si l’on s’attarde à l’ensemble de la production picturale d’André Pitre depuis ses débuts en 1993, on se retrouve devant une vaste oeuvre conçue par séquences. Chaque composante illustre un état d’âme dans une suite de haltes qui marquent la vie. En constante transformation, ces périodes sont toujours solidement incarnées dans un espace de vie intense et fébrile où au-delà de l’apparent calme des personnages, se joue un drame intérieur soutenu. Ses personnages n’imposent jamais leur présence; ils se font discrets, se confondent avec les autres éléments. Leur présence est néanmoins décuplée du fait que l’on saisit avec davantage d’acuité leur complexité psychologique.André Pitre, artiste, personnages, galeire la corniche

André Pitre

André Pitre

André Pitre est natif de la  Gaspésie. Il est né en 1965. Pitre s’installe à Montréal en 1984 pour terminer ses études universitaires. André Pitre est architecte de profession avant de se consacrer totalement à l’art.

Ses peintures ont une fraîcheur peu commune dans l’art du portrait. Les émotions sont au premier plan, les couleurs en second et la texture au tiers. C’est-à-dire que le sujet prime sur la composition ou les choix picturaux, malgré qu’André Pitre ne néglige nullement ces paramètres. On peut sentir  les glacis et les mats s’entrechoquer.

André Pitre est né en Gaspésie en 1965. Il s’installe à Montréal en 1984 pour terminer des études universitaires. Il exerce la profession d’architecte avant de se consacrer exclusivement à la peinture. Ses œuvres font partie d’importantes collections publiques et particulières au Canada et à l’étranger.

André Pitre vit et travaille à Montréal.

ÉTUDES

Baccalauréat en architecture, Université de Montréal, 1988
Certificat en sculpture, Université du Québec à Montréal, 1991
Mineure en arts, Université de Montréal, 1993

 SOLOS

Habiter la mer, Musée de Chafaud, Percé, 2013
Vent de l’ouest, Galerie Clarence Gagnon, Montréal, 2011
De passage, Galerie Clarence Gagnon, Montréal, 2009
Intérieur, Galerie d’art Vincent, Ottawa, 2008
Rencontre, Galerie Clarence Gagnon, Montréal, 2005
Lieux communs, Galerie Clarence Gagnon, Montréal, 2003
Antichambre, Galerie Clarence Gagnon, Montréal, 2003
De mémoire d’homme, Galerie d’art Vincent, Ottawa, 1999
Froissements, Galerie Clarence Gagnon, Montréal, 1998
Galerie Clarence Gagnon, Montréal, 1996
Galerie d’art Bougainville, Montréal, 1996
Transfiguration, Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce,
Montréal, 1995

COLLECTIONS PUBLIQUES ET PARTICULIÈRES

Loto-Québec, Montréal
Caisses populaires Desjardins, Montréal
KPMG, Montéal
Le repos Saint-François d’Assise, mausolées, Montréal
Cimetière Notre-Dame-des-Neiges, Montréal

REPRÉSENTATION

Galerie Clarence Gagnon, Montréal
Galerie Clarence Gagnon, Baie-Saint-Paul
Galerie La Corniche, Chicoutimi
Galerie d’art Vincent, Château Laurier, Ottawa
Roberts Gallery, Toronto

LIVRES D’ART 

André Pitre, poèmes de Marcel Dubé, Édition Art Global, 2005.
La peinture au Québec depuis les années 1960, Robert Bernier,
Montréal, Les Éditions de l’Homme, 2002

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Masson, Henri

Henri Masson

Originaire de Belgique, Henri Masson vint s’établir dans notre pays avec sa mère qui était veuve. C’était en 1921. Il avait alors 14 ans, et il était enfant unique.

En 1929, il épousa celle qui fut pour lui le grand amour de sa vie, sa meilleure amie, Germaine St-Denis, une francophone d’Ottawa. De cette union sont nés trois enfants: Armande, Carl et Jacques.

En 1945, alors âgé de 38 ans, il abandonna son métier de graveur pour se consacrer totalement à la peinture. Fidèle à lui-même, il voulait, sans prétention aucune, traduire sur toile les gens et les lieux de notre belle réalité canadienne.

Comme peintre professionnel, exerçant son art à temps plein, il a été un pionnier de son époque. Très peu d’artistes osaient, en effet, s’aventurer ainsi, dans leur quotidien, sur la voie précaire de l’expression plastique. Henri Masson était donc homme de courage.

Il était également un homme aux convictions profondes parce qu’animé d’une spiritualité intense et vivante. Il disait encore tout récemment :

 »Quand je passe une journée dans la nature à la contempler, à l’observer, pour l’exprimer sur toile, je me sens rempli d’une présence. Et je découvre le sens de la prière. »

Il nous a quittés le 9 février 1996

AUTOMNE.1

Henri Masson est né le 10 janvier 1907 à Spy, un petit bourg près de Namur en Belgique. À l’âge de 13 ans, Il étudie à l’Athénée Royale de Bruxelles. Dès lors, tous ses moments de loisirs sont consacrés au dessin et à la peinture. Suite au décès de son père en 1921, il émigre à Ottawa en compagnie de sa mère. En 1923, il travaille dans un atelier de graveur et suit des cours à l’Ottawa Art Association et à l’Ottawa Art Club.

Il continue d’exercer son métier de graveur qui assure une sécurité à sa famille et qu’il ne quittera qu’en 1945. Il dit à ce propos: “J’avais trois enfants et je n’étais pas du genre bohème”. Masson travaille à l’atelier de gravure le jour, peint le soir et toutes les fins de semaine.

Il participe pour la première fois à une exposition de groupe en 1933 et y présente des aquarelles, des pastels et des dessins. Ce n’est qu’en 1936 qu’il expose ses premières huiles à l’Ontario Society of Artists à Toronto.

La maison des Masson est une ruche bourdonnante et les amis de la famille s’y rencontrent une fois par semaine pour  discuter musique, peinture, société et politique. Cultivé, Masson anime les soirées.

Le franc-parler qui le caractérise lui feront soulever des débats animés à l’occasion mais il garde son indépendance d’esprit  et reste constant dans son oeuvre.

En 1937, à la naissance d’un premier fils, Carl, Henri Masson expose au Caveau. Sa première exposition solo sera tenue au Picture Loan Society à Toronto en 1938, suivie en 1939 d’un autre solo au Caveau. Il expose également avec le Canadian Group of Painters à New York et à Montréal.

En 1941, Masson commence à exposer à la galerie l’Art Français (aujourd’hui Galerie Valentin), est élu membre du Canadian Group of Painters et entre à la Canadian Society of Painters in Watercolour ainsi qu’à la Société des Arts Graphiques.

En 1944, avec H. O. McCurry, A. Y. Jackson et Arthur Lismer, Masson est juge au concours des artistes de guerre, au Musée des beaux-arts du Canada. Il participe à l’exposition de la Yale University Art Gallery à New Haven et à l’exposition du Musée des Beau-Arts de Rio de Janeiro, au Brésil. Un documentaire de l’Office National du Film mentionne l’artiste et son oeuvre cette même année. En 1945, il est élu à la présidence de la Conference of Canadian Artists à Ottawa.

En 1951, Henri Masson enseigne à l’Université Queens et en 1952, il retourne en Europe pour la première fois et revoit Spy, son lieu de naissance.

L’été 1954, il enseigne à la Banff School of Fine Arts. En 1955, il reçoit un doctorat honorifique de l’Assumption College de Windsor, en Ontario. La même année, avec le peintre A. Y. Jackson, Masson enseigne au Festival d’été de Kingsmere. Un tableau de l’artiste « Logs on the Gatineau River » orne la page de couverture du Canadian Geographical Journal.

En 1957, Masson retourne en Europe et séjourne en Italie, en France et en Belgique.

De 1960 à 1963, Henri Masson donne des cours d’été à la Doon School of Fine Arts. Il illustre, pour le magazine Fortune, un article sur la Révolution Tranquille du Québec, « Quebec in Revolt ».

1973, Masson voyage en Union Soviétique. Il participe en 1975 à une entrevue d’une heure radiodiffusée par Radio-Canada.

En 1976, il voyage en Orient: Japon, Taiwan, Malaisie, Thailande et Hong Kong.

En 1979, la municipalité de Sainte-Catherine d’Alexandrie donne à une rue le nom d’Henri Masson.

En 1980, Masson participe à l’émission Rencontres à la Télévision de Radio-Canada et, dans le cadre de la série d’émissions L’Atelier, il a une entrevue d’une heure avec Naim Kattan à la chaîne FM de Radio-Canada.

Henri Masson est élu membre :

du Groupe des peintres canadiens
de la Société Canadienne des Peintres et Aquarellistes
de la Société Canadienne des Arts Graphiques
de la Société des Artistes canadiens

SUJETS/THÈMES

Masson est d’abord un paysagiste. Il peint la nature, les arbres, les petits villages, la mer, les barques, les phares et les bateaux.

Les oeuvres de Masson montrent un intérêt pour les vieilles maisons et les rues de la ville. Il peint les quartiers populaires. Il porte un intérêt particulier au patrimoine canadien-français. Bien qu’il ait peint des paysages européens, Masson est un peintre du Canada, les paysages représentés sont ceux de la région d’Ottawa, de Gatineau et surtout de la province du Québec: Gaspé, Charlevoix (surtout la Baie St-Paul), les Cantons de l’Est et les Laurentides.

Le peintre peint en plein air. En 1940, Marius Barbeau, critique d’art, note que l’artiste s’intéresse au côté humain du pays qu’il explore, choisissant de préférence les sujets où les gens sont au travail ou s’adonnant au jeu. Il qualifie Masson à la fois de chroniqueur et de paysagiste.

MÉDIUM/TECHNIQUE

Dans les années 1940, le Montreal Standard vante le réalisme de Masson, la vivacité de son coloris et ses dons de satiriste. Le critique P. Gélinas, dans Le Jour, félicite Masson de n’avoir pas suivi la mode et d’avoir abordé une voie personnelle au lieu de chercher un moyen terme entre le cubisme et le surréalisme. Il note que le peintre a le sens de l’éclairage, la perception du drame de la terre d’automne, de la tragédie du vent et du mystère indéfinissable de la lumière. Masson passe aux yeux des critiques en 1958 pour l’un des meilleurs aquarellistes du pays. Il donne à tout ce qu’il touche un accent vigoureux et dynamique. Sa peinture, souvent gaie, est riche en observations.

Que ce soit dans ses dessins, ses aquarelles ou ses huiles, Masson porte une attention aigüe au détail. Les tableaux se tiennent malgré les hardiesses de coloris parfois un peu déconcertantes. Il poursuit dans la peinture ses recherches sur la lumière.

Marcel Parizeau, dans un article intitulé “La peinture Canadienne d’aujourd’hui” paru dans l’Amérique française, tome II, perçoit chez Masson une influence américaine sur le coloris, la matière, la “patte” et la façon d’aborder le sujet.

En 1943, l’artiste atteint une maturité dans son travail. Il attire l’attention duspectateur sur le coloris et le mouvement de certains tableaux. Il utilise la couleur de façon éclatante et avec un plaisir évident. Toutefois son art n’en reste pas moins subtil. La composition peu commune de chacune des toiles met en évidence la touche du peintre, souvent jugée excellente dans son ensemble.

Masson explique ainsi l’évolution de sa peinture: « Mon activité croissante faisait que ma peinture changeait et qu’elle évoluait avec les années qui s’envolaient. Ça se faisait tout doucement, presque imperceptiblement. Quand je peignais en 1945, 1946, 1947, j’utilisais des couleurs un peu plus sombres. Mon art était un peu plus graphique et ma peinture était un peu plus austère. Je peignais des sujets qui me permettaient d’étaler ma perception, ma vision personnelle des choses ».

EXPOSITIONS 

1996: « Hommage à Henri Masson », Galerie Jean-Pierre Valentin, Montréal
1996: Galerie Montcalm de la maison du citoyen, ville de Hull
1992: « A legend in his own time », GalerieDiana Paul, Calgary
1991: Retrospective, University Club d’Ottawa. Masson est élu Membre Honoraire.
1990: Huiles, Galerie Vincent, Ottawa
1989: Retrospective, Club Garrison, Québec. Masson est élu Membre Honoraire
1986: Peintures, Galerie Kinsman-Robinson, Toronto

1986: Pastels, Galerie Vincent, Ottawa

1985: Galerie Kinsman-Robinson, Toronto

1984: Galerie Mihalis, Montréal
1982: Masters gallery, Calgary
1981: Solo, Rétrospective, Galerie Kinsman-Robinson, Toronto
1980: Solo, Galerie Klinkhoff, Montréal
1978: « L’art du paysage au Québec, 1800-1940 », exposition itinérante à travers les provinces de l’Ouest et celles de l’Atlantique, Musée du  Québec
1978: Solo, Downstairs Gallery, Edmonton
1976: Solo, Galerie Klinkhoff, Montréal
1976: Solo, Art Emporium, Vancouver
1974: Solo, Galerie Klinkhoff
1974: Solo, Art Emporium, Vancouver
1971: Solo, Galerie Wallacks, Ottawa

1970: Exposition d’Osaka, pavillon du Québec
1970: Musée Bezalel, Jérusalem
1970: Hirshorn Museum, Washington, D. C.
1967: Solo, Galerie Art Lenders, Montréal

1967: Solo, Galerie Wallacks, Ottawa
1964: Solo, Galerie Klinkhoff, Montréal
1963: « Les maîtres de la peinture et de la sculpture canadiennes ». Canadian Group of Painters, Galerie Nationale Musée d’Art de London, Ontario

1962: Canadian Group of Painters, Ontario Art Gallery, Toronto
1961: Solo, Galerie L’Art Français, Montréal
1959: Solo, Laing Gallery, Toronto
1958: Solo, Waddington Gallery, Montréal
1957: Solo, Roberts Gallery, Toronto
1955: Solo, Ontario Art Gallery, Toronto
1955: Exposition, Musée d’Art de Winnipeg
1954: Solo, Roberts Gallery, Toronto

1954: Solo, Galerie L’Art Français, Montréal
1954: Foyer de l’Art et du Livre, Ottawa
1954: Galerie XII, Musée des Beaux-Arts, Montréal
1953: Little Gallery, Ottawa
1953: Présentation d’art moderne du plan de Colombo, New-Delhi
1953: Exposition du couronnement d’Elisabeth II, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa
1951: Biennale de Sao Paolo, Brésil
1950: Canadian Group of painters, Toronto Art Gallery

1950: Exposition avec Harold Town, London Art Museum

1949: Exposition pour Boston, États-Unis, Musée des beaux-arts du Canada

1948: Avec 5 autres artistes canadiens( G. Roberts, Cosgrove, D. Milne, E. Carr et F. Brandtner), Norwood Gallery, West Palm Beach, Floride

1947: Little Gallery, Ottawa
1945: Solo, Eaton’s College Gallery, Toronto
1945: Solo, Little Gallery, Ottawa
1945: Exposition de groupe, Musée des beaux-arts, Ottawa
1944: Exposition de groupe, Yale University Art Gallery, New Haven
1944: Solo, Galerie L’Art Français, Montréal
1944: Solo, Little Gallery, Ottawa
1944: Exposition de groupe, Musée des Beaux-Arts, Rio de Janeiro, Brésil
1943: Solo, L’Art Français, Montréal
1942: L’Unesco, Paris
1942: International Water Colour Society, Brooklyn
1942: Solo, Contempo Studio, Ottawa
1942: Galerie Addison, Massachussets
1941: 1er Solo, Galerie L’Art Français, Montréal
1941: Picture Loan Society, Toronto
1939: Exposition Mondiale de New York
1939: Solo, Le Caveau, Ottawa
1939: Canadian Group of Painters, Toronto
1939:57ème Salon du Printemps, Galerie des Arts, Montréal
1938: 1er Solo, Picture Loan Society, Toronto
1937: Le Caveau, Ottawa
1936: Exposition des premières huiles, Ontario Society of Artists, Toronto
1933: Aquarelles, pastels et dessins, Première exposition de groupe, Ottawa

BIBLIOGRAPHIE

Depuis 1938, Henri Masson fait l’objet de plusieurs articles dans les journaux et revues canadiennes et américaines. Il est également le sujet de différentes publications d’historiens de l’art, dont:

Marcel Gingras, Henri Masson, Signatures, Éditions Marcel broquet, 1981
C. Bouchard, Henri Masson, La vision d’un peintre, 1979
H. de Jouvancourt, Biographie, les Éditions La Frégate, 1975
Article dans le Time de New York, 1950
Documentaire de l’Office National du Film, 1944
Article dans le Geographical Magazine, Londres, 1943

COLLECTIONS

Musée des Beaux-arts du Canada
Musée de la province de Québec
Musée Lord Beaverbrook
Art Gallery, Ontario
Art Gallery, Hamilton
Art Gallery, Windsor
London Public Library and Art Museum
Art Gallery, Saskatoon
Art Gallery, Edmonton
Art Gallery, Vancouver
Art Gallery of Greater Victoria
Mendel Collection, Saskatoon
Université Concordia, Montréal
Université d’Ottawa
Hart House, Toronto
University College, Toronto
Université de Montréal
Memorial University of Newfoundland
McMaster’s University, Hamilton
Agnes Etherington Art Centre, Kingston
Norman Mackenzie Art Gallery, Regina
Musée de Joliette, Québec
Firestone art Collection, Ottawa
Galerie Nationale du Vénézuela, Caracas
Musée Vinadelmar, Chili
Musée Bezalel, Jérusalem
Hirshhorn Museum, Smithsonian Institute, Washington
Mayhar Corp.
Le Club St-Denis
Corby’s Distillery
Canadian International Paper
Mount-Royal Club of Montreal
Morgan Trust Co.
Mamcor Inc.
The Mercantile Bank of Canada
Meagher’s Distillery Ltd.
Hiram Walker
Reader’s Digest
Can West Capital Corp.
Steinberg Ltd.
Northern Telecom
Les propriétés Léopold Inc.
Jessiman & Co.
The Investors Group of Winnipeg
IAC Ltd.
General bearing Service Ltd.
Imperial Oil Ltd.
ainsi que de nombreuses autres collections privées et corporatives

English version
Henri Leopold Masson, Canadian, (OSA, CGP, GSPWC)was born in Namur, Belgium in 1907. He came to Canada with his family in 1921 and settled in Ottawa. He was employed as a silver engraver for several years as a young man and became a master engraver at the age of 25. Visiting the National Gallery of Canada around this time he discovered the work of the Group of Seven. Inspired by their style and use of colour he was inspired to try painting himself. He studied for a time at the Ottawa Art Association, but was mainly self taught. Two years later, in 1934, he was already emerging as a painter of importance. By 1945 he could devote most of his time to painting and exhibited extensively with good success. He painted genre scenes in the Hull area and landscape in the Gatineau Valley. He also painted on trips to Europe and the United States. He exhibited at the Robertson Galleries and Wallack Galleries in the 1960 and 70’s. A significant collection of his work is housed in the National Gallery of Canada. He died in 1996.

Cosgrove, Stanley M.

Stanley M. Cosgrove

1911-2002

En 1929, Stanley Morel Cosgrove (Montréal 1911 – Montréal 2002) entre à l’École des Beaux-arts de Montréal où il apprend la peinture directement du directeur, Charles Maillard. Il devient ensuite l’élève du renommé artiste Edwin Holgate qui lui enseigne le dessin. Il séjourne ensuite 6 mois en Gaspésie où il découvre l’horizon marin.

En 1937, Cosgrove vend ses premiers tableaux à Montréal et passe l’été à peindre en Charlevoix. L’année suivante, il assiste Holgate dans la réalisation d’une frise murale pour le pavillon du Canada à l’exposition de 1939 de New-York. Sa première exposition solo aura lieu à Québec en 1939.

Stanley Cosgrove obtient une bourse pour étudier en France mais à cause de la guerre il choisira plutôt de partir au Mexique. Il déménage à Cuernavaca en 1941 et voyage à travers le pays pour visiter les sites pré-cortésiens et les églises de style colonial. Il retourne vivre à Mexico où il devient l’assistant d’Orozco pour réaliser une fresque dont il apprend la technique. De retour à Montréal en novembre 1942 pour enseigner la composition décorative et, un peu plus tard, la fresque aux Beaux-arts, il prépare une exposition solo et en 1947 devient membre du Groupe des Peintres Canadiens. En 1951, Cosgrove est nommé Membre Associé de l’Académie Royale des Arts du Canada. Il obtient une bourse du gouvernement fédéral et part pour la France.

Tout au long de sa carrière, Stanley Cosgrove enseigne à l’École des beaux-arts et expose nombre de ses oeuvres dans d’importantes collections publiques canadiennes. Son oeuvre est majoritairement centrée sur la figure humaine, la nature morte et le paysage canadien, thèmes auxquels il donne une touche très personnelle.

En 1973, il est nommé membre titulaire de l’Académie Royale des Arts du CanadaStanley M Cosgrove, artiste,nue, peintre, galerie la corniche

Hommage à Stanley Cosgrove (1911-2002) – Une oeuvre à dégager

Le peintre Stanley Cosgrove est décédé dimanche à Montréal, à l’âge de 91 ans. Depuis, ils furent nombreux en s’en émouvoir et à rendre hommage à cette figure importante de l’art canadien du XXe siècle. À notre demande, la seconde fille de Cosgrove égrène ici quelques souvenirs.Dans quelle mesure la singularité de Stanley Cosgrove a-t-elle servi ou desservi sa carrière, servi ou desservi sa vie d’artiste? S’agissant de l’artiste Cosgrove que j’ai connu, je voudrais m’attarder au second volet de cette question.À l’encontre de la vision d’un Cosgrove solitaire, je rappelle d’abord qu’il ne faudrait pas confondre solitude de l’artiste, sur le plan personnel, et singularité de l’oeuvre peinte sur le marché de l’art. Ainsi, Cosgrove, peintre à l’esprit aussi bien québécois que canadien, avait bel et bien une cote, même si l’artiste avait choisi d’oeuvrer en retrait de la scène culturelle.Très concrètement, celui-ci prenait la forme d’un séjour annuel de trois mois dans un chalet sans électricité ni eau courante, ni horloges ni montres, près de La Tuque, mais aussi, plus généralement, du havre paisible et sensuel qu’était pour lui la maison blanche, dans le parc, à Hudson.

Il prenait aussi la forme d’une certaine attitude, faite d’orgueil, de méditation, de sensualité, d’acuité du regard. On sentait bien chez lui une émotion intense, mais celle-ci n’entraînait jamais une totale adhésion. Esprit stoïque, il ne cherchait pas à exercer une influence au-delà du cercle de ses relations immédiates et familiales, celles précisément qui servaient de cadre à ses activités quotidiennes, c’est-à-dire au travail d’atelier.

Du coup, Cosgrove avait développé une capacité à se protéger contre toute relation pouvant le distraire de l’espace-vie qu’il s’était créé et, en fin de compte, de l’espace, tout aussi vital pour lui, de la toile. Cet espace encadré était aussi encadrant.

Cependant, Cosgrove fut aussi le peintre de l’engagement pictural. En quoi? D’abord par la problématique de l’insertion qu’il a mise en actes. En 1945, l’unique voyage en France avec l’artiste montréalais Edwin Holgate n’ayant pas eu de réelles conséquences, Cosgrove s’est détourné, dans une certaine mesure, de sa nature de peintre canadien et a signé l’insertion du Québec en Amérique en se plaçant sous le mentorat, de 1939 à 1945, du peintre et muraliste mexicain Clemente Orozco.

Une indépendance aussi farouche invite à la réflexion. Elle rappelle la nécessité, pour l’artiste, de protéger sa sensibilité extrême contre les attentes de sa famille d’origine. Et aussi d’emprunter un parcours professionnel ancré dans la solitude.

Cependant, l’irascible Orozco l’avait choisi comme assistant. Cosgrove explique ainsi ce choix: «J’ai pu saisir comment m’y prendre pour travailler avec lui sans le déranger, comment m’y prendre pour devenir une de ses mains.»

Pour tout dire, le peintre Orozco n’avait plus qu’une main. Laquelle, je ne peux le dire au juste, mais j’ai le souvenir d’une photo qui le montre examinant, sur un pupitre, un dessin de papa. Comment Orozco avait-il perdu cette main ou ce bras? Quelle lacune venait combler Stanley Cosgrove en devenant l’intermédiaire actif entre l’artiste mexicain, concepteur de l’oeuvre à réaliser, et le fond blanc de la future fresque? Je ne peux répondre à ces questions que je n’ai d’ailleurs jamais formulées du vivant de mon père. Vers la fin de sa vie, j’ai tout de même eu celle-ci: «Papa, voudrais-tu me montrer — c’est-à-dire qu’on aille ensemble et que tu me montres de ta main la maison de Saint-Henri où tu as grandi?» Un signe de la tête: «Oui.» Les yeux sont baissés: abattement? peur? détente? tristesse appréhendée du petit garçon qui reverra la maison de sa mère souffrante? Nous n’avons pas eu le temps de faire cette promenade…

À la fin, il me demandait de lire et relire la lettre manuscrite d’un certain collectionneur, comme s’il n’arrivait pas à croire qu’il avait réussi à rejoindre ses interlocuteurs humains, ceux-ci incarnant une sorte d’instance paternelle, une patrie, en empruntant jour après jour les voies de communication qu’il inscrivait, lui, de sa main, sur la toile. Qu’avait-il réparé au juste avec Orosco? Qui aurait pu le dire, même de son vivant? Il nous laissait périodiquement, marchant droit devant sa solitude, les espaces environnants, certains objets précis auxquels son art restaurait une dignité. L’esprit hardi, les sens aiguisés, le regard assuré, il s’appropriait les petits et les grands espaces du Nouveau Monde.

C’est ainsi qu’il a su, par ailleurs, assumer dans toute sa singularité la rencontre déterminante pour le cours de son existence, puisqu’elle provoqua sa naissance, entre une Québécoise de Saint-Henri, pleine d’entrain mais alitée des suites d’une maladie de jeunesse, et un ouvrier tourmenté de l’usine Redpath, né d’immigrés irlandais, John Malachy Cosgrove, dont le patronyme signifie «bosquet paisible» en langue celte. En écrivant ce nom, me revient aussitôt en mémoire celui, québéco-irlandais, de François O’Neil, qui servit de guide au peintre lors de ces chères parties de pêche sur l’île d’Anticosti. Irlandais du Nouveau Monde…

D’autres firent abstraction du réel pour laisser parler la peinture. La main de Stanley Cosgrove fit abstraction des origines sociales pour laisser parler l’Art en tant qu’interlocuteur et objet-matrice.

Ceux qui vivaient avec lui l’ont souvent vu attirer l’attention sur telle beauté éphémère, objet ou paysage, ses couleurs surtout, au détriment de tout autre élément humain, susceptible de perturber ce rapport. Comme malgré nous, on en venait donc, au cours de ces promenades, à vouloir rebrousser chemin pour retrouver le lieu où la parole avait été escamotée.

Je songe à lui, devant une classe de jeunes élèves: «Posez vos têtes sur vos pupitres. Maintenant, écoutez les bruits qui entrent par la fenêtre.» D’instinct, mon père savait qu’il faut écouter ce qui est hors de soi quitte à ouvrir, pour ce faire, et tout en le réduisant, l’espace de l’écoute au cadre de la toile, au chemin où se posent les pieds pour mieux voir les couleurs du framboisier, au pupitre où poser la tête pour entendre les bruits de la cour d’école, au sein maternel où laisser reposer ses sens. Loin de toute interférence, sa main a su colmater les brèches entre nous et les objets.

Le Devoir, mai 2002,

 

Bruneau, Kittie

Kittie Bruneau

Peintre et graveur, Kittie Bruneau naît à Montréal en 1929. Après des études en dessin et modelage à l’École des Beaux-Arts de Montréal (1946 et 1949) et une année en peinture au Montreal Museum of Fine Arts School of Art, elle quitte le Québec pour Paris en 1950, où elle se perfectionne en danse et se familiarise avec de nombreux courants artistiques. Elle met la peinture de côté pour quelques années, jusqu’à son retour au Québec, et ses premières expositions coïncident avec la prise de pouvoir du Parti libéral et la mort de Borduas (1960). C’est alors qu’elle recommence à peindre que son langage plastique découvre finalement son propre vocabulaire.

La trajectoire artistique de Kittie Bruneau et la place qu’elle occupe dans notre mémoire collective sont particulières. Peu influencée par le travail de Borduas ou Riopelle, sa peinture est lyrique, colorée, vivante. On y reconnaît la quête perpétuelle d’identité de l’artiste, toujours préoccupée par la condition humaine.

Elle entreprend une série d’expositions dans plusieurs villes dont Montréal, Ottawa, Halifax et Paris. Souvent associée au post-automatisme et à l’art naïf, cette artiste dont l’imagination et la fantaisie personnalisent les oeuvres et donnent une unicité à son expression artistique, ne fait partie d’aucune école ou théorie particulière.

Depuis 1962, elle produit des oeuvres hautes en couleur, généreuses dans la pâte et imaginatives dans le sujet. Peints avec une brutalité sincère, ses tableaux restent toujours en deça de l’agressivité. Joignant le vrai à la tendresse, l’artiste invente des images qu’elle rend tantôt par la ligne, tantôt par la somme des coloris.

D’une imagination débordante, faisant appel aux règnes minéral, végétal et animal (y compris les règnes humain et divin), Kittie Bruneau jette sur la toile des juxtapositions qui défient la logique et l’expérience sans pour cela tomber dans le piège du surréalisme. Dans tout ce qu’elle peint, elle exprime une vision personnelle, vérifiable objectivement, aussi étrange que cela paraisse, par l’examen des détails sur la toile peinte. Le dessin, qu’elle maîtrise admirablement, est mis au service de la toile tout entière.

L’oeuvre de Kittie Bruneau fait partie des collections de plusieurs musées, grandes entreprises et organismes gouvernementaux au Canada.

(D’après un texte de Léo Rosshandler)

Kittie Bruneau Wishbone, acrylique, peintre graveur  galerie la corniche

Beaulieu, Paul-Vanier

Paul-Vanier Beaulieu

Né à Montréal en 1910 (décédé en 1990), Paul-Vanier Beaulieu a étudié avec Jean-Paul Lemieux et Stanley Cosgrove à l’École des Beaux-Arts à Montréal. Il a également étudié à Paris de 1938 à 1940 où son frère Claude étudiait l’architecture. Les frères  Beaulieu ont été prisonniers pendant 4 ans. Dès l’après-guerre, il compose de grands sujets issus de ses souvenirs d’internement. L’un de ses compagnons de captivité était Jean Dallaire.

Au cœur de la vie bohème parisienne, il fréquente de jeunes peintres espagnols (qui l’introduisent dans l’atelier de Pablo Picasso) ainsi que de nombreux autres artistes étrangers. Beaulieu revient au Canada en 1973.

Paul-Vanier Beaulieu utilise l’huile, l’encre, le pastel, le fusain, l’aquarelle, la lithographie et l’eau-forte. Il produit des paysages, des natures mortes abstraites, des portraits et des nus. Beaulieu a été influencé par Derain, Vlaminck, Rouault et Picasso.

Son travail a été exposé à New-York, Mexico et Paris. Ses œuvres ont été présentées à la NGC, au MMFA et au Musée d’art moderne à Paris.

On retrouve ses oeuvres parmi les plus grandes galeries d’art du Québec, de Montréal.

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Né à Montréal en 1910, P. V. Beaulieu est très tôt attiré par la peinture. N’étant pas satisfait par l’École des Beaux-Arts de Montréal, il occupe divers emplois pour amasser l’argent nécessaire à un séjour en France. Il s’installe en 1938 à Paris, dans un atelier de Montparnasse, où il vit et peint pendant près de 35 ans.Il rencontre Derain et Marchand à Paris et découvre les oeuvres de Vlaminck, de Rouault et de Picasso qui marquent sa production. En 1940, il est arrêté et interné dans un camp de concentration à Fresnes en compagnie de Dallaire et d’autres Québécois.À partir de 1945, Beaulieu s’initie à la gravure et en 1952, il publie un livre renfermant 33 illustrations à l’eau forte des poèmes du recueilO Visages, de Jean-Louis Vallas.Après une trentaine d’années passées en France, il s’installe dans un village des Laurentides, au Québec, où il vit en permanence de 1972 jusqu’à sa mort en 1996.

L’œuvre de P. V. Beaulieu contient une sensualité qui se déploie dans ses paysages, natures mortes et personnages. Beaulieu excelle en aquarelle et ses coqs sont devenus célèbres auprès des collectionneurs.P.V Beaulieu utilise l’huile, l’aquarelle, l’encre et l’estampe. Fin dessinateur et excellent graveur, il s’épanche avec lyrisme dans la couleur.

Le paysage chez Beaulieu évolue beaucoup. L’artiste commence par exécuter des pochades puis des compositions d’allure abstraite en passant par des scènes symboliques ou encore, fortement schématisées.

Les oeuvres de P. V. Beaulieu font partie de plusieurs collections privées et publiques, dont le Musée des Beaux-Arts de Montréal, le Musée Bezalel de Jérusalem et le Musée d’art moderne de Paris.