Chabot/Ste-Marie

Le point de départ du travail de collaboration Chabot/Ste-Marie est la saisie numérique du sujet qu’ils veulent traiter. Ces images recadrées et rehaussées vont constituer la banque dans laquelle puisera un logiciel, KaléidoScope, qu’ils ont développé selon leurs besoins et qui permet de combiner des images par superposition, transparence, diffusion, dispersion, au moyen de balayages successifs.

Le rôle que Chabot/Ste-Marie confient à l’ordinateur est de leur présenter de façon aléatoire des images combinées et transformées selon des règles établies par eux mais dont le nombre de possibilités est sans commune mesure avec ce qu’ils pourraient expérimenter s’ils devaient eux-mêmes faire le choix des images à combiner et fixer les différents paramètres des transformations multiples attendues.

De plus, la présentation à l’écran d’une image en continuelle mutation crée un effet de surprise qui capte constamment leur attention et  aide à saisir au vol et enregistrer les images les plus intéressantes, significatives, émouvantes. Un visionnement d’une heure peut aboutir à la “cueillette” d’une centaine d’images qui, une fois analysées et soumises à un choix commun, seront ramenées à une ou deux et ajoutées à la collection des images retenues.

C’est en revisionnant ces images que Chabot/Ste-Marie font le choix “définitif” qui les mène à la production d’œuvres sous diverses formes: estampes numériques, médias mixtes sur toile, œuvre vidéonumériques et tout dernièrement projection d’œuvres vidéonumériques sur des tableaux de grande dimension. Dans ce dernier cas, le tableau et l’œuvre vidéo existent par et pour eux-même mais l’interaction entre la lumière polychrome et changeante de la projection et la surface colorée du tableau crée des effets saisissants de textures, de relief et de profondeur qui leur fait entrer dans un nouvel espace, dans un autre monde.