Maude Cournoyer

Maude Cournoyer

Née à Sorel-Tracy en 1985, Maude Cournoyer complète un baccalauréat interdisciplinaire en art à l’Université du Québec à Chicoutimi de 2007 à 2010. Issue du milieu du théâtre et de la performance, elle s’intéresse particulièrement aux arts visuels depuis 4 ans.

Ses dessins très personnels sont d’une grande fraîcheur et spontanéité avec une  l’intensité qui nous interpelle profondément.

Elle participe en mars 2017 à l’exposition « Don’t think, it’s allright » dont Kevin Titzer est le commissaire d’exposition. Quelques artistes comme James Kerr Scorpion Dagger, Aaron Tanner et Douglas Miller partageront les cimaises de la galerie d’art lafille et oiseau1 Corniche avec Maude Cournoyer.

Ozias Leduc

Ozias Leduc

1864 – 1955

« L´art enseigne, renseigne. Il révèle l´âme. Nul doute qu´il a le pouvoir d´ordonner en un cosmos le chaos de l´inconscient. D´un désordre, d´une souffrance et d´un déséquilibre, il conduit à la stabilité, à l´harmonie et à la joie. »
(Ozias Leduc, tiré d´une lettre à Paul-Émile Borduas, 1943)

Le peintre québécois, Ozias Leduc, est connu autant pour ses œuvres religieuses que profanes. Dans sa peinture destinée aux églises, il concilie souvent iconographie traditionnelle et interprétation symboliste. Intimité chaleureuse, sensuelle luminosité et maîtrise technique caractérisent ses portraits de genre, ses natures mortes et ses paysages. Leduc a enseigné à Paul-Émile Borduas et a exercé une grande influence sur Jean-Paul Riopelle.

Leduc commence à travailler comme peintre de statue en 1883 à l´atelier de T. Carli et fait l´apprentissage de la décoration d´église auprès de l´artiste et décorateur italien Luigi Capello, tous deux de Montréal, et auprès du peintre et sculpteur Adolphe Rho de Yamamiche au Québec. À compter de 1891, il participe à de nombreuses expositions à l´Art Association of Montreal (Société des Arts de Montréal), à Ottawa et à Toronto. Après un séjour de sept mois à Paris en 1897, il s´intéresse de plus en plus au paysage et aux compositions allégoriques.

Parmi les 150 murales réalisées par Ozias Leduc dans des églises, mentionnons celles qu´il a peintes dans sa paroisse de Saint-Hilaire (entre 1896 et 1900), celles de la Chapelle du Bishopos Palace à Sherbrooke (1922) et celles de Notre-Dame-de-la-Présentation à Shawinigan-Sud (1942). Il a également décoré l´intérieur de certaines églises en Nouvelle-Écosse et dans l´Est des États-Unis. L´enfant au pain (1892-1899) et Pommes vertes (1914-1915) sont des exemples d´œuvres profanes.

réf.: Musée des Beaux-Arts du Canada

ozias leduc, peintre canadien, galeire la corniche

Mathieu Rousseau

Mathieu Rousseau

Mon parcours artistique

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé dessiner.  Créer, construire, élaborer et fabriquer sont des verbes qui ont toujours faits partie de mes activités quotidiennes peu importe mon âge.

Attiré par les arts à l’adolescence, les cours d’arts et de musique étaient toujours à mon horaire.  Je prenais plaisir à réaliser les projets présenter par mes enseignants, à me les approprier en passant plusieurs heures en classe et à les peaufiner à la maison.

Début vingtaine, inspiré par ma mère qui peignait,  j’ai commencé moi aussi à peindre.  Je découvrais par mes lectures de grands peintres de tous les courants confondus.  J’aimais cette liberté de création et de possibilités que m’apportait la peinture.  C’est vers le début de l’an 2000 que j’ai commencé à participer à des expositions, des concours, bref à montrer aux autres mes créations.

Les commentaires reçus m’ont poussés à suivre une formation en arts donnée par l’Université du Québec à Chicoutimi.  J’appréciais le fait de « baigner » dans une ambiance artistique à temps plein et de côtoyer des gens stimulants, créatifs, passionnants et exigeants.  Les défis lancés par mes enseignants m’ont permis de pousser mon art et de me dépasser.

Ses influences

La lecture et la visite de musées font partie des activités dont il aime s’imprégner.  Les peintres  Gerhard Richter, Jackson Pollock, Pablo Picasso, Eugène Delacroix,  Alfred Sisley, ainsi que Vincent Van Gogh sont pour lui une source d’admiration et d’inspiration sans fin.

Les goûts et les passions de Mathieu sont très variées et peuvent parfois l’inspirer: sa famille, la nature, l’espace, les découvertes scientifiques, les animaux et les

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Mathieu Rousseau, Figé dans le temps, 18 x 14 pouces

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Mathieu Rousseau, Perdu dans l’espace, 23 x 20 pouces

Lorne H. Bouchard

Lorne Holland Bouchard

Lorne Holland Bouchard est né à Montréal le 19 mars 1913. Il était un artiste de grand talent et a vécu la majorité de sa longue et fructueuse carrière à Montréal, d’abord comme concepteur et illustrateur, puis en exposant ses peintures dans des galeries d’art ainsi qu’avec l’Art Association of Montreal et l’Académie royale des arts du Canada

Il a commencé à dessiner à l’âge de sept ans à Douglastown, en Gaspésie. Il a étudié le dessin sous Wilfred M. Barnes, R.C.A., et à l’École des beaux-arts de Montréal de 1928 à 1930. À partir du printemps 1935, il a travaillé à Drummondville pendant quatre ans à titre de concepteur d’étiquettes et de directeur artistique adjoint à la société Dennison du Canada, puis comme illustrateur pendant trois ans à Montréal, chez Bomac Ltée. Il a beaucoup voyagé au Canada, notamment à l’île de Baffin et le long du fleuve Mackenzie. Ses lieux préférés pour peindre étaient le parc des Laurentides et d’autres régions du Québec.

La première de ses sept expositions solos se tenait à la Galerie Walter Klinkhoff en 1960. Il avait eu précédemment quatre expositions solos aux Continental Galleries of Fine Art de Montréal. Ses œuvres ont également été présentées dans le cadre d’une exposition en duo, à la Galerie 12 et au Musée des beaux-arts de Montréal avec Kittie Bruneau, et d’une exposition réunissant quatre artistes qui s’est tenue au London Museum, en Ontario, avec Albert Cloutier, R.C.A., Alan Collier, R.C.A., et William Roberts. Après sa mort, la Galerie Walter Klinkhoff a également tenu une exposition rétrospective en 1981.

réf.: Galerie Klinkhoff

Jean McEwen

L’art poétique de Jean McEwen

Né à Montréal en 1923, Jean McEwen a contribué de manière significative à faire de l’art abstrait une force majeure de la scène québécoise des années ’60 et ’70. Influencé par les automatistes, mais profondément indépendant dans sa recherche créative, McEwen s’est distingué en poursuivant de façon soutenue une exploration de la matière et de la couleur. Ses créations, font état d’une recherche où l’utilisation des textures et des jeux de couleurs est constamment renouvelée et  s’adressent d’abord à nos sens, plutôt qu’à notre conscience. Même dans ses compositions les plus symétriques, il y expérimente la sensualité de la couleur, de la lumière et du geste. Ses œuvres sont construites par une accumulation de couches de pigments parfois opaques, parfois translucides.  Plusieurs œuvres de la collection du Musée démontrent ses recherches sur les effets de la couleur et l’expérience des sens. Les couches de jaune, de vert ou de rose couvrent les toiles et leur donnent une illusion de profondeur et de fluidité.

Jean McEwen compte aujourd’hui parmi les figures dominantes de sa génération et sa renommée dépasse nos frontières. Plusieurs expositions d’envergure lui ont été consacrées et ses œuvres se retrouvent dans les collections des principaux musées d’art du pays.  Jean McEwen est décédé le 9 janvier 1999 à Montréal.

Jean McEwen

1923 – 1999

« Il y a deux façons de juger un tableau… L’une est fondée sur les critères et les théories de l’art. L’autre repose sur les sensations que suscite en nous le tableau. Je peints de la deuxième façon. »

Jean McEwen, 1956

Jean McEwen souhaite que ses tableaux abstraits, qui comportent de multiples couches de couleurs opaques et translucides, soient une expérience pour le spectateur. McEwen est particulièrement connu pour ses expérimentations dans l’application de la peinture par couche et par versement.

McEwen étudie la pharmacie à l’Université de Montréal, tout en s’intéressant à la poésie et à la peinture. En 1951, à moins d’un an de son diplôme, il décide de poursuivre une carrière comme artiste et découvre bientôt que l’expérimentation et l’expression non représentatives le passionnent. Il est inspiré par les membres automatistes de Montréal, Jean Paul Riopelle et Paul-Émile Borduas, qui croient à une créativité spontanée tirée de l’inconscient. Borduas encourage McEwen à rendre visite à Riopelle qui vit à Paris.

McEwen déménage à Paris en 1951 où il est influencé par le travail de Riopelle, de Jackson Pollock et de Sam Francis. En 1952, il peint dans un style similaire à celui de Riopelle, utilisant un couteau pour créer des effets de pleine surface, une méthode qu’il abandonnera plus tard quand il commencera à travailler avec les doigts.

À compter de 1957, McEwen travaille à une succession de séries expérimentales centrées sur la création d’un espace dynamique et plat par l’exploration des différentes qualités de la couleur. Ces œuvres n’évoquent en rien la nature, mais considèrent le rapport de la structure du tableau à sa couleur. Elles sont constituées par une stratification de pigments opaques et translucides.Entrelacements rouges (1961) est un exemple de sa recherche sur les effets sensuels de la couleur et l’expérience de la sensation pure. Les couches de rouge, de jaune et de brun couvrent la toile et lui donnent une sensation de profondeur et de fluidité.

McEwen,eau-forte, galerie la corniche

Jean McEwen, jardin de pierres vaste, galerie la corniche, eau-forte

Ses tableaux tardifs sont centrés sur un fort plan vertical qui intègre les différentes sections de l’image en un tout. McEwen comprend cette division comme la captation de la lumière dans deux sections par la variation de l’opacité des couleurs. Quoique le principal médium de l’artiste soit la peinture, il a également créé une série de livres d’artistes et un groupe de vitraux à l’Université Concordia de Montréal. Il a beaucoup exposé jusqu’à sa mort.

Adrien Hébert

Adrien Hébert (1890-1967)

Fils du sculpteur Louis-Philippe Hébert, Adrien Hébert est né le 2 avril 1890 à Paris où il passa une partie de son enfance. C’est au Monument National, à Montréal, qu’il commence ses études artistiques sous la direction d’Edmond Dyonnet et Joseph-Charles Franchère. Il poursuit sa formation dans la classe de William Brymner à la Art Association of Montreal jusqu’en 1911, année où il retourne à Paris. Là , il s’inscrit à l’École des Beaux-Arts mais, peu assidu aux cours, il passe la plupart du temps à découvrir la ville et visiter les musées, surtout le Louvre et le Jeu de Paume. De retour à Montréal en 1914, il enseigne au Conseil des Arts et Manufactures et, en 1918, il collabore, en tant qu’illustrateur, à la revue Le Nigog.

Le séjour qu’Adrien Hébert fait en France en 1922 et 1923 marque le passage vers sa maturité artistique. Dès son retour au Canada, il s’intéresse au port de Montréal, réalisant une série de toiles sur ce sujet. Par ses choix thématiques, il conteste la prédominance de la peinture traditionnelle dont les sujets ruraux lui apparaissent désuets. Il défend ses propositions dans quelques articles développant alors son argumentation. Hébert nous livre sa conception de l’art à travers des séries mettant en scène la ville, le port et l’animation de la rue. Son travail présente, par son caractère formel et thématique, plusieurs similitudes avec la peinture américaine contemporaine; cependant, il n’en possède pas l’aspect critique.

La carrière artistique d’Adrien Hébert débute en 1909 par l;a présentation de ses premières oeuvres au Salon du printemps de la Art Association of Montreal où il expose régulièrement jusqu’en 1954. Lauréat du prix Jessie Dow en 1936, 1940 et 1953, président du Arts Club of Montreal en 1938, dont il devient « Honorary member » en 1962, Adrien Hébert est élu à l’Académie Royale du Canada en 1941. Bien que dans les années 1940, son apposition radicale aux courants abstraits ait eu tendance à l’isoler, il a néanmoins introduit le thème de la modernité dans la peinture québécoise entre-deux guerres et, en cela, on peut affirmer que son apport reste déterminant. Adrien Hébert est mort à Montréal le 20 juin 1967.

galerie la corniche, peintre canadien scène de Gaspésie

Gaspé, Adrien Hébert. Peintre canadien, galerie la corniche

Marc Grandbois

Marc Grandbois

Résidant de L’Anse Saint-Jean au Québec, Marc Grandbois s’initie très jeune à la peinture aux côtés de sa mère elle-même peintre. Il complète ses Beaux-Arts à L’Université Concordia en 1991 et gagne rapidement une certaine notoriété comme peintre aquarelliste entre 1992 et 2002. Parallèlement à sa production, il enseigne la peinture et le dessin. Il participe également à de nombreux symposiums aux quatre coins de la province.

Las de l’incertitude financière souvent associé à la vie d’artiste, il met de côté le chevalet et les pinceaux une bonne dizaine d’années ne peignant qu’à l’occasion et acceptant quelques contrats. En 2010, il quitte la Mauricie pour le Saguenay. La beauté exceptionnelle du paysage et l’environnement unique du fjord motivent cette décision et seront les éléments déclencheurs à un retour à sa première passion; la peinture. Le paysage nordique est depuis toujours sa source d’inspiration. Son oeuvre se caractérise par la priorité donnée à l’athmosphère, le coup de pinceau désinvolte mais juste et la richesse de coloris. Sa palette, tantôt subtil, tantôt fauve s’ajuste au gré des ambiances qu’il veut créer. « Je crois fermement que l’art figuratif, en particulier le paysage, demeure très actuel s’il transcende le narratif et devient en quelques sorte une base à l’expérimentation de la gestuelle, de la couleur et de la lumière ». On retrouve les oeuvres de Marc Grandbois dans plusieurs collections publiques et privées au Canada et à l’étranger.

Blanche Bolduc

Blanche Bolduc

1907-1998
Blanche Bolduc est née en 1907 à Baie-Saint-Paul. Elle est peintre autodidacte et reconnu comme peintre populaire. Elle a commencé à peindre en 1966. Avant cette date, elle  aidait sa sœur Yvonne dans tous ses travaux d’art, tapis crochetés et sculptures. Après un premier été de travail, elle expose à Québec et à Chicoutimi. Blanche Bolduc aime peindre des scènes québécoises animées de personnages. La matière, les couleurs et le dessin de ses tableaux donnent une impression de vivacité et une expression fortement personnelle.

À partir de 1966, Blanche Bolduc expose régulièrement dans différentes galeries du Québec et de l’Ontario et deux expositions en France en 1972 et 1976 qui la font connaître à l’extérieur du pays. Elle obtient la médaille d’argent de l’Académie des Arts, Sciences et Lettres à Paris en 1976. Les œuvres de Blanche Bolduc sont présentes dans de nombreuses collections publiques et notamment au Musée national des beaux-arts de Québec, au Musée McCord de Montréal, au Musée de Charlevoix, à l’Université McGill, à la Galerie Nationale d’Ottawa ainsi que dans de nombreuses collections personnelles.

Blanche Bolduc est décédée après une courte maladie en février 1998. Elle était âgée de 90 ans.

Luca Fortin

LUCA FORTIN

Mes œuvres puisent leur inspiration en parallèle à mes recherches architecturales. Je souhaite mettre en évidence ces contrastes quotidiens qui nous entourent que sont la mort et la vie; la présence et l’absence; le vrai et le faux. Je veux faire vivre au regardeur une expérience de corps à corps avec un monde où la prédominance d’une atmosphère éthérée donne lieu à des flous, des fondus et où l’absence de repères me permet d’osciller entre la composition et la décomposition de l’espace. Cette idée d’assister à quelque chose qui est en train de se modifier et d’évoluer est centrale à mon exploration matérielle. Mes récentes recherches tendent vers une hybridité entre techniques traditionnelles et outils numériques où je passe de l’un à l’autre afin de générer des formes qui sont ensuite déformées par ce même processus de création d’image. Je joue ainsi avec l’échelle des objets dans le but de créer des ambiguïtés visuelles qui invitent à se questionner sur ce qui se trouve entre l’un et l’autre, entre la réalité et la fiction, entre le physique et l’impalpable.

 

Luca Fortin est actuellement candidat à la maîtrise professionnelle en architecture et complète à l’été 2015 le microprogramme de deuxième cycle en création de livre d’artiste à l’Université Laval. Son parcours est reconnu par sa nomination comme médaillé du Lieutenant-gouverneur du Québec pour la jeunesse (2008); La fondation du millénaire du gouvernement du canada (2009); La fondation W. Garfield Weston (2009); The Loran Award Foundation (2010); Forces Avenir au collégial (2011) ainsi que par l’Université Laval qui lui remet une bourse de leadership artistique en 2014. Ses œuvres font partie de la collection Loto-Québec ainsi que de plusieurs collections privées.

Luca Fortin artiste Alma, galerie d'art la Corniche

Luca Fortin artiste Alma, galerie d’art la Corniche

L’œuvre de Luca Fortin prend son inspiration dans sa réflexion sur la présence et l’absence, le lieu et le non-lieu. Travaillant principalement sur de grandes surfaces,  l’artiste cherche à faire vivre au spectateur une expérience de corps à corps avec ses personnages. Il propose de  pénétrer dans le monde tantôt absent, tantôt présent dans lequel ils évoluent. C’est à travers l’atmosphère éthérée qui prédomine dans ses toiles que son travail pictural prend toute sa force. Les flous, les fondus et la perte d’échelle rappellent l’immensité des grands espaces naturels, sans toutefois donner trop de précision sur le lieu. Ses études  en architecture l’amène à jouer sur la limite entre la composition et la décomposition de l’espace, où la figuration et l’abstraction sont mises en relation. Travaillant en opalescence, cela lui permet d’apporter un caractère mystérieux, ésotérique et fantomatique à ses œuvres. Il tente de proposer un portrait sensible, abordant entre autres des thèmes tels que l’abandon, la mort, l’avenir et l’espoir.

Il met en évidence l’univers parallèle au nôtre, celui qu’on ne veut pas voir. Tantôt apaisant, c’est ce brouillard qui domine l’univers de la toile, conférant une intensité d’émotion au propos qu’elle renferme. C’est ce qui nous tient à la surface. Les œuvres de Luca Fortin  nous incitent à entrer dans cet univers reposant, mais également étrangement inquiétant, voire effrayant. L’idée d’être dépassé par ce que l’on voit est bien là, toutefois, elle s’articule et se mélange autour des thèmes tels que l’espoir et la passion. Il tente davantage à susciter des questionnements que des réponses.

 

Luca Fortin vit et travaille à Québec et Saint-Gédéon, où il passe ses étés à peindre. Étudiant au baccalauréat en architecture à l’Université Laval, il est récipiendaire de nombreux prix et bourses, notamment de la fondation Loran scholars et Garfield Weston, il reçoit également la médaille du Lieutenant-gouverneur du Québec en 2008. Ses œuvres sont présentées en galeries depuis 2009.

 

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Louis-Pierre Bougie

Louis-Pierre Bougie,

Louis-Pierre Bougie né à Trois-Rivières, Québec, le 16 août 1946 est un peintre et graveur canadien spécialisé en taille douce et en eau forte après une longue formation aux ateliers Lacourière-Frélaut à Paris, où il a travaillé pendant plus de quinze ans, et lors de nombreux séjours de travail et d’étude en France, Portugal, Pologne, Irlande, Finlande et New York. Ses œuvres sont régulièrement exposées dans des galeries canadiennes, américaines et européennes. Plusieurs de ses œuvres font partie de grandes collections publiques et privées notamment au Québec et à New York. Bougie est l’indéniable chef de file de la gravure au Québec, par la profondeur du propos et la continuité du travail.

Œuvre

Louis-Pierre Bougie produit depuis quelques années une œuvre gravée et peinte considérable, faisant appel aux techniques traditionnelles du burin, de l’aquatinte, du chine encollé, pour produire un travail en taille-douce résolument moderne. Bougie appartient à la grande lignée des Goya, Blake et Rops, il a développé une technique originale du monotype, qui met à contribution les procédés de la gravure pour intégrer des dessins réalisés à partir de modèles vivants. On assiste alors à une inversion de la technique : le papier est déjà dessiné à la pierre noire et rehaussé à l’acrylique avant de recevoir l’image de la plaque : une planche de cuivre encrée, qui aura été mordue au préalable par des badigeons d’acide (des crachis ou « spit-bites ») et quelques éraflures au grattoir. L’impression saisit le tout dans une transparence surnaturelle : à donner de la lumière, c’est bien ce que l’on entend par enluminure. Chez Bougie, la gravure devient un procédé qui permet d’ouvrir, et de sceller un espace, où le désir et l’imagination se déposent autrement dans la matière corporelle, où la lumière (par rehaut et parenluminure) fait remonter autrement l’apparaître et nous redonne une part de nous-mêmes.

Au début des années 1980, alors qu’il multiplie les séjours dans des grands ateliers de gravure à l’étranger (Strasbourg, Paris, etc.) Louis-Pierre Bougie fonde – avec quelques artistes passionnés d’eau-forte (Pierre-Léon Tétreault, Kittie Bruneau, etc.) – l’Atelier circulaire1. Il n’aura de cesse, tout au long de sa carrière, d’aider à promouvoir les œuvres gravées des artistes québécois, au Québec comme à l’extérieur du Canada, et à multiplier les liens avec le milieu littéraire. En 1983, dans un texte commun, les poètes Gaston Miron et Michaël La Chance ont envoyé un télégramme à Louis-Pierre Bougie : « Nous saluons Louis-Pierre Bougie qui est de ceux qui, en devançant le lendemain augmente ses possibilités et dévie le temps de son encerclement mortel2. » Sa réputation de buriniste hors pair et d’aquafortiste de renommée internationale a contribué à jouer ce rôle de diffusion et de valorisation de la gravure québécoise. Ce travail de médiateur, Bougie le joue de façon significative par les invitations qu’il lance à des artistes étrangers, pour une impression taille-douce d’un livre d’artiste (François-Xavier Marange), pour des résidences de production (Martin Müller-Reinhart), pour des échanges Québec-France-Québec-Taiwan, etc. Discret et solitaire, il a joué un rôle décisif pour encourager et promouvoir nombre d’artistes du Québec qui sont passés par l’Atelier circulaire ou à l’occasion d’expositions collectives qu’il organise et dont il a été commissaire.

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Biographies des artistes