Marc Grandbois

Marc Grandbois

Résidant de L’Anse Saint-Jean au Québec, Marc Grandbois s’initie très jeune à la peinture aux côtés de sa mère elle-même peintre. Il complète ses Beaux-Arts à L’Université Concordia en 1991 et gagne rapidement une certaine notoriété comme peintre aquarelliste entre 1992 et 2002. Parallèlement à sa production, il enseigne la peinture et le dessin. Il participe également à de nombreux symposiums aux quatre coins de la province.

Las de l’incertitude financière souvent associé à la vie d’artiste, il met de côté le chevalet et les pinceaux une bonne dizaine d’années ne peignant qu’à l’occasion et acceptant quelques contrats. En 2010, il quitte la Mauricie pour le Saguenay. La beauté exceptionnelle du paysage et l’environnement unique du fjord motivent cette décision et seront les éléments déclencheurs à un retour à sa première passion; la peinture. Le paysage nordique est depuis toujours sa source d’inspiration. Son oeuvre se caractérise par la priorité donnée à l’athmosphère, le coup de pinceau désinvolte mais juste et la richesse de coloris. Sa palette, tantôt subtil, tantôt fauve s’ajuste au gré des ambiances qu’il veut créer. « Je crois fermement que l’art figuratif, en particulier le paysage, demeure très actuel s’il transcende le narratif et devient en quelques sorte une base à l’expérimentation de la gestuelle, de la couleur et de la lumière ». On retrouve les oeuvres de Marc Grandbois dans plusieurs collections publiques et privées au Canada et à l’étranger.

Blanche Bolduc

Blanche Bolduc

1907-1998
Blanche Bolduc est née en 1907 à Baie-Saint-Paul. Elle est peintre autodidacte et reconnu comme peintre populaire. Elle a commencé à peindre en 1966. Avant cette date, elle aidait sa sœur Yvonne dans tous ses travaux d’art, tapis crochetés et sculptures. Après un premier été de travail, elle expose à Québec et à Chicoutimi. Blanche Bolduc aime peindre des scènes québécoises animées de personnages. La matière, les couleurs et le dessin de ses tableaux donnent une impression de vivacité et une expression fortement personnelle.

À partir de 1966, Blanche Bolduc expose régulièrement dans différentes galeries du Québec et de l’Ontario et deux expositions en France en 1972 et 1976 qui la font connaître à l’extérieur du pays. Elle obtient la médaille d’argent de l’Académie des Arts, Sciences et Lettres à Paris en 1976. Les œuvres de Blanche Bolduc sont présentes dans de nombreuses collections publiques et notamment au Musée national des beaux-arts de Québec, au Musée McCord de Montréal, au Musée de Charlevoix, à l’Université McGill, à la Galerie Nationale d’Ottawa ainsi que dans de nombreuses collections personnelles.

Blanche Bolduc est décédée après une courte maladie en février 1998. Elle était âgée de 90 ans.

Luca Fortin

LUCA FORTIN

Mes œuvres puisent leur inspiration en parallèle à mes recherches architecturales. Je souhaite mettre en évidence ces contrastes quotidiens qui nous entourent que sont la mort et la vie; la présence et l’absence; le vrai et le faux. Je veux faire vivre au regardeur une expérience de corps à corps avec un monde où la prédominance d’une atmosphère éthérée donne lieu à des flous, des fondus et où l’absence de repères me permet d’osciller entre la composition et la décomposition de l’espace. Cette idée d’assister à quelque chose qui est en train de se modifier et d’évoluer est centrale à mon exploration matérielle. Mes récentes recherches tendent vers une hybridité entre techniques traditionnelles et outils numériques où je passe de l’un à l’autre afin de générer des formes qui sont ensuite déformées par ce même processus de création d’image. Je joue ainsi avec l’échelle des objets dans le but de créer des ambiguïtés visuelles qui invitent à se questionner sur ce qui se trouve entre l’un et l’autre, entre la réalité et la fiction, entre le physique et l’impalpable.

 

Luca Fortin est actuellement candidat à la maîtrise professionnelle en architecture et complète à l’été 2015 le microprogramme de deuxième cycle en création de livre d’artiste à l’Université Laval. Son parcours est reconnu par sa nomination comme médaillé du Lieutenant-gouverneur du Québec pour la jeunesse (2008); La fondation du millénaire du gouvernement du canada (2009); La fondation W. Garfield Weston (2009); The Loran Award Foundation (2010); Forces Avenir au collégial (2011) ainsi que par l’Université Laval qui lui remet une bourse de leadership artistique en 2014. Ses œuvres font partie de la collection Loto-Québec ainsi que de plusieurs collections privées.

Luca Fortin artiste Alma, galerie d'art la Corniche

Luca Fortin artiste Alma, galerie d’art la Corniche

L’œuvre de Luca Fortin prend son inspiration dans sa réflexion sur la présence et l’absence, le lieu et le non-lieu. Travaillant principalement sur de grandes surfaces, l’artiste cherche à faire vivre au spectateur une expérience de corps à corps avec ses personnages. Il propose de pénétrer dans le monde tantôt absent, tantôt présent dans lequel ils évoluent. C’est à travers l’atmosphère éthérée qui prédomine dans ses toiles que son travail pictural prend toute sa force. Les flous, les fondus et la perte d’échelle rappellent l’immensité des grands espaces naturels, sans toutefois donner trop de précision sur le lieu. Ses études en architecture l’amène à jouer sur la limite entre la composition et la décomposition de l’espace, où la figuration et l’abstraction sont mises en relation. Travaillant en opalescence, cela lui permet d’apporter un caractère mystérieux, ésotérique et fantomatique à ses œuvres. Il tente de proposer un portrait sensible, abordant entre autres des thèmes tels que l’abandon, la mort, l’avenir et l’espoir.

Il met en évidence l’univers parallèle au nôtre, celui qu’on ne veut pas voir. Tantôt apaisant, c’est ce brouillard qui domine l’univers de la toile, conférant une intensité d’émotion au propos qu’elle renferme. C’est ce qui nous tient à la surface. Les œuvres de Luca Fortin nous incitent à entrer dans cet univers reposant, mais également étrangement inquiétant, voire effrayant. L’idée d’être dépassé par ce que l’on voit est bien là, toutefois, elle s’articule et se mélange autour des thèmes tels que l’espoir et la passion. Il tente davantage à susciter des questionnements que des réponses.

 

Luca Fortin vit et travaille à Québec et Saint-Gédéon, où il passe ses étés à peindre. Étudiant au baccalauréat en architecture à l’Université Laval, il est récipiendaire de nombreux prix et bourses, notamment de la fondation Loran scholars et Garfield Weston, il reçoit également la médaille du Lieutenant-gouverneur du Québec en 2008. Ses œuvres sont présentées en galeries depuis 2009.

 

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Louis-Pierre Bougie

Louis-Pierre Bougie,

Louis-Pierre Bougie né à Trois-Rivières, Québec, le 16 août 1946 est un peintre et graveur canadien spécialisé en taille douce et en eau forte après une longue formation aux ateliers Lacourière-Frélaut à Paris, où il a travaillé pendant plus de quinze ans, et lors de nombreux séjours de travail et d’étude en France, Portugal, Pologne, Irlande, Finlande et New York. Ses œuvres sont régulièrement exposées dans des galeries canadiennes, américaines et européennes. Plusieurs de ses œuvres font partie de grandes collections publiques et privées notamment au Québec et à New York. Bougie est l’indéniable chef de file de la gravure au Québec, par la profondeur du propos et la continuité du travail.

Œuvre

Louis-Pierre Bougie produit depuis quelques années une œuvre gravée et peinte considérable, faisant appel aux techniques traditionnelles du burin, de l’aquatinte, du chine encollé, pour produire un travail en taille-douce résolument moderne. Bougie appartient à la grande lignée des Goya, Blake et Rops, il a développé une technique originale du monotype, qui met à contribution les procédés de la gravure pour intégrer des dessins réalisés à partir de modèles vivants. On assiste alors à une inversion de la technique : le papier est déjà dessiné à la pierre noire et rehaussé à l’acrylique avant de recevoir l’image de la plaque : une planche de cuivre encrée, qui aura été mordue au préalable par des badigeons d’acide (des crachis ou « spit-bites ») et quelques éraflures au grattoir. L’impression saisit le tout dans une transparence surnaturelle : à donner de la lumière, c’est bien ce que l’on entend par enluminure. Chez Bougie, la gravure devient un procédé qui permet d’ouvrir, et de sceller un espace, où le désir et l’imagination se déposent autrement dans la matière corporelle, où la lumière (par rehaut et parenluminure) fait remonter autrement l’apparaître et nous redonne une part de nous-mêmes.

Au début des années 1980, alors qu’il multiplie les séjours dans des grands ateliers de gravure à l’étranger (Strasbourg, Paris, etc.) Louis-Pierre Bougie fonde – avec quelques artistes passionnés d’eau-forte (Pierre-Léon Tétreault, Kittie Bruneau, etc.) – l’Atelier circulaire1. Il n’aura de cesse, tout au long de sa carrière, d’aider à promouvoir les œuvres gravées des artistes québécois, au Québec comme à l’extérieur du Canada, et à multiplier les liens avec le milieu littéraire. En 1983, dans un texte commun, les poètes Gaston Miron et Michaël La Chance ont envoyé un télégramme à Louis-Pierre Bougie : « Nous saluons Louis-Pierre Bougie qui est de ceux qui, en devançant le lendemain augmente ses possibilités et dévie le temps de son encerclement mortel2. » Sa réputation de buriniste hors pair et d’aquafortiste de renommée internationale a contribué à jouer ce rôle de diffusion et de valorisation de la gravure québécoise. Ce travail de médiateur, Bougie le joue de façon significative par les invitations qu’il lance à des artistes étrangers, pour une impression taille-douce d’un livre d’artiste (François-Xavier Marange), pour des résidences de production (Martin Müller-Reinhart), pour des échanges Québec-France-Québec-Taiwan, etc. Discret et solitaire, il a joué un rôle décisif pour encourager et promouvoir nombre d’artistes du Québec qui sont passés par l’Atelier circulaire ou à l’occasion d’expositions collectives qu’il organise et dont il a été commissaire.

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Jean-Guy Barbeau

Jean-Guy Barbeau

Natif de Loretteville, Jean-Guy Barbeau s’établit à Chicoutimi en 1951. Diplômé de l’École des Beaux-Arts de Québec, il a enseigné les arts plastiques pendant 25 ans à la Commission scolaire de Chicoutimi et assumé des charges de cours à l’Université du Québec à Chicoutimi. Il fait partie des pionniers de l’enseignement des arts au Saguenay auprès de Pierrette Gaudreault, fondatrice de l’Institut des arts à Jonquière, tout en poursuivant sa propre quête dans son atelier de la rue Mélançon.

Son œuvre, trop peu connue du public québécois, a rayonné du Québec jusqu’en Europe. Il fut le premier peintre canadien à exposer en solo en Pologne en 1976, à la galerie d’art contemporain Bwa Katowice et en Hongrie.

En 2008, Jean-Guy Barbeau devient le tout premier récipiendaire du Prix pour la reconnaissance de l’excellence, la plus haute distinction remise par le Conseil des arts de Saguenay pour souligner l’implication d’une personne dans les domaines des arts et de la culture. Jean-Guy Barbeau a reçu cet honneur pour son œuvre, son importance au Québec et à l’international, pour son rapport avec l’histoire de la culture et pour être l’exemple type d’un artiste qui a choisi de faire carrière au Saguenay.

Émule de grands maîtres de la peinture, sensible à l’audace des autres, le parcours de ce peintre inclut de nombreuses tendances, allant du tachisme à l’abstrait, du fauvisme au cubisme. Des explorations d’où il est revenu avec un style bien à lui, un style qui lui survit et fait écho à des œuvres futures. L’art de Jean-Guy Barbeau est intemporel. Que l’œil prenne plaisir à plonger dans les jeux géométriques de ses compositions, surfant sur les transparences savamment brossées par couches superposées, n’exclut pas une sensibilité attentive aux grandes préoccupations de son temps. Chantre de la femme certes, mais pas seulement cela. Certains de ses tableaux évoquent les conflits guerriers, la douleur humaine; d’autres racontent notre passé. Il est l’auteur d’une imposante murale de plus de 278 mètres carrés réalisée pour la Maison de la presse inaugurée en 1980, laquelle résume les grands moments de l’histoire de la région.

Une grande rétrospective de ses œuvres a été présentée en avril 2007 à La Pulperie de Chicoutimi. Il a pu entendre et voir l’amour et l’admiration de ceux qui ont été ses élèves, ses compagnons, ses amis, tous éblouis par un maître qui n’a rien imposé aux autres sinon sa propre ferveur à atteindre l’absolu dans la forme et la couleur. Une œuvre qui nous émeut, comme l’homme qu’il était, bien au-delà du temps!

Christiane Laforge

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John Der

John Der (1926 – 1996)

C’est la vie! Un tableau de John Der, c’est la vie en images; la vie de John Der, c’est toute une vie. Peintre saskatchewanais par la suite Québécois, il est devenu professionnel sur le tard, à 55 ans pour être exact. Agent d’assurances et peintre du dimanche, il vit bien. Il décide de revenir à ses amours et de consacrer sa vie à ce qu’il aime : la peinture.

Comme tout le monde, il fait le tour des galeries de Montréal pour vendre ses œuvres; le directeur d’une des veilles galeries-sanctuaires de l’art à Montréal lui répond en voyant ses œuvres : « Vous êtes trop vieux… » Depuis ce moment il vit de son art, travaille cinq jours par semaine et il est heureux. C’est une des seules personnes que je connaisse qui ne souhaite pas gagner la Loto. « Je ne serais pas plus heureux… »

On dirait qu’il a gardé l’allure du marin de marine marchande qu’il était quand il était plus jeune. Il dessine continuellement et fréquente l’École du Musée des beaux-arts. Il exerce son talent comme caricaturiste et concepteur de bandes dessinées pendant de nombreuses années à la Gazette, dans les bars à la mode comme l’Esquire Show Bar ou au Mountain Playhouse. Il y a surtout eu l’occasion d’épier la faune humaine.

Der ne fait que ça : observer… et peindre ce qu’il observe. Dans le petit restaurant français où nous dînions, il regarde et dit : « Regarde autour, on pourrait faire plusieurs tableaux ici. Je n’ai pas mon calepin, mais regarde cette jolie fille, elle a de magnifiques mains, de grands doigts et une pose tout à fait remarquable. » Il n’avait pas besoin de me dire que c’était, avec l’allure générale des personnages et qui sont terminés par d’immenses mains qui appuient, se croisent, grattent et reflètent à elles seules toutes les personnalités. La très belle tête de cette belle Martiniquaise ne l’avait pas distrait de son centre d’attraction préféré. « Et ces deux amoureux, ils sont bien sérieux, j’aimerais bien savoir ce qu’ils se disent. Ça en vaut sûrement la peine. » Je n’avais vu qu’un couple en train de dîner. « Quand on s’arrête et qu’on observe bien, dit-il, on voit beaucoup de choses et on peut voir les différences, saisir les personnalités. Je pourrais faire la différence entre un Néo-Écossais et un Terre-Neuvien, rien qu’à les regarder! »Ces scènes de la vie quotidienne, on les retrouvera peut-être dans un des prochains tableaux de John Der, vues à travers son œil un peu caustique, un peu ironique, non pas de vraies caricatures, mais sa vision personnelle et impressionniste de la vie de tous les jours. Curieusement, il assimile facilement ses tableaux pleins de personnages à des paysages. Il compare ses personnages à des arbres, et les lignes de ses tableaux ne sont là que pour capter l’impression, l’atmosphère. Son œil, comme ses tableaux, est, comme lui, bon enfant.

 

Ce qu’il traduit dans ses personnages est toujours caractéristique : des scènes accentuées, des tranches de vie transposées avec humour.

 

Der ne cherche pas à se moquer, il transpose dans ses œuvres une vision personnelle. Nos amis anglais diraient « tongue in cheek », ce qui traduit bien cette vision si particulière. Ses œuvres ne déclenchent pas le rire, mais un sourire et on a le goût de dire : bien observé, mon cher Der!

 

Les groupes qu’il observe déterminent souvent la composition des tableaux. Si l’œil est attiré par le groupe, il faut aussi regarder tous les détails; ce sont eux qui font la force de l’œuvre. Des personnages souvent sans détail dont les volumes suffisent à créer l’ambiance et à donner sa vision de la société qu’il dépeint. Mais souvent, des détails apparaissent comme pour accentuer le réalisme : une bouteille de Molson Export, une boîte de Tide, un sac de Steinberg.

 

Der n’est pas sculpteur mais on n’est pas surpris le moins du monde de retrouver au Balcon d’Art, un petit bronze, un exemplaire unique, où les dos courbés de ses personnages caractéristiques, amples, qui tournent le dos à l’observateur, rappellent un caucus. On ne pourrait pas entendre les secrets ou la stratégie qu’ils s’échangent. On dirait que cette sculpture est là pour confirmer que sa peinture est sculpturale, généralement esquissée, juste assez pour laisser deviner la forme.

 

Les enfants occupent une place prépondérante, mais on dirait qu’ils sont là comme faire-valoir, pour souligner les travers des adultes. À propos de cette évidente prédilection, Der a ce commentaire savoureux qu’il transpose souvent dans ses illustrations d’enfants : « Un enfant qui imite un adulte est bien plus drôle que celui qu’il imite! »

 

Ce merveilleux sens de l’observation, cette vision personnelle de la société sont extraordinairement séduisants et nous offrent d’heureuses éclaircies dans le monde terne où nous vivons. Vous aurez peut-être la chance de le voir exercer; il n’aime rien de mieux que de participer à des symposiums comme celui de Baie-Comeau qu’il fréquente depuis plusieurs années. Mais attention, s’il aime rencontrer son public et recevoir ses commentaires, vous risquez vous aussi d’être l’objet d’une de ses perspicaces observations-tableaux.

Bernard Théoret

(Magazin’Art, 5e Année, No 3, Printemps 1993)

La Croisière s'amuse

John Der artiste peintre galerie d’art La Corniche

 

André-Charles Biéler

André-Charles Biéler (1896-1989)

André Biéler (8 octobre 1896 – 1er décembre 1989) était un peintre et un professeur d’art canadien. Il aimait peindre le portrait du Québec rural.

Natif de Lausanne, sa famille s’établit à Paris en 1898. À l’âge de quatorze ans, il change à nouveau de pays, allant cette fois vivre au Canada.

Instruit en anglais, la commission scolaire protestante de l’époque était surtout prévue pour les anglophones. En 1915, il se joint à l’armée canadienne, servant dans le Princess Patricia’s Canadian Light Infantry et revient blessé de la Première Guerre mondiale.

Il choisit de devenir peintre en 1920 et commence à exposer en 1924. Inspiré par la nature et la beauté des paysages canadiens, il s’établit à l’île d’Orléans où il cherche à peindre l’authenticité et le caractère pittoresque du terroir.

Ses nombreux tableaux le mèneront à parcourir les Laurentides et le Charlevoix, pour finalement accepter un poste à l’Université Queen’s en 1936. Ses sujets de peinture sont sortis du réel et son style est moderne et français, s’inspirant notamment de l’école de Paris.

En 1941, il organise la première conférence des artistes canadiens. De cette conférence émergea la fédération canadienne des artistes, avec Biéler comme premier président de l’organisation.

À la fin de sa vie, il était intéressé par les effets de la lumière et de la couleur et il sculptait régulièrement. Ayant pris sa retraite en 1963, il meurt à Kingston en 1989.

André-Charles Biéler, galerie d'art La Corniche, Chicoutimi

André-Charles Biéler, galerie d’art La Corniche, Chicoutimi

Kevin Titzer

kevin titzer

kevin titzer

Kevin Titzer

Education

1997 – Bachelors of Science, Liberal Arts University of Southern Indiana

 

Expositions

2013

“Troublesome Houses: Art Inspired By Will Oldham” LVAA Gallery – Louisville, KY

 

2011

Dig For Fire: Art Inspired By The Pixies” C.A.V.E Gallery – Los Angles, CA

“Secret Handshakes and Bird Calls” Goldesberry Gallery – Houston, TX

“Ghost Of A Chance” – Solo Exhibition Thinkspace Gallery – Los Angles, CA

 

2010

“Gary Schott, Kevin Titzer” Goldesberry Gallery-Houston, TX

“Born Free” Group Exhibition Thinkspace Gallery – Los Angles, CA

“Picks Of The Harvest” Group Exhibition Thinkspace Gallery – Los Angles, CA

“Love Conquers All” Group Exhibition Thinkspace Gallery – Los Angles, CA

“Beyond Eden Art Fair” Thinkspace Gallery – Los Angles, CA

“Five Year Anniversary” Thinkspace Gallery – Los Angles, CA

 

2009

“Solo Exhibition” Garde Rail Gallery – Seattle, WA

“Three Person Exhibition” Snyderman Works Gallery – Philadelphia, PA

“Artrageous” Group Exhibition Estel Gallery – Nashville, TN

 

2008

“Camilla Engman, Sergio Mora, Kevin Titzer” Lunar Boy Gallery – Astoria, OR

“Scott Radke, Kevin Titzer” Thinkspace Gallery – Los Angeles, CA

All Dolled Up” C1 Artspace –Toronto, Canada

« Valery Milovic, Matt Sesow, Kevin Titzer” Alcove Gallery – Atlanta, GA

2007

“Kings, Queens And Childhood Dreams” Strychnin Gallery – London, UK

Solo Exhibition” Garde Rail Gallery – Seattle, WA

“RE:Mission” Thinkspace Gallery – Los Angeles, CA

“Hidden Depth” Subtext Gallery – San Diego, CA

“Cult Of Children” Black Maria Gallery – Los Angeles, CA

2006

“Andy Kehoe, Kathleen Lolley, Kevin Titzer” Harmony Gallery – Los Angeles, CA

“Roger Clayton, Chris Dean, Kevin Titzer” Tag Gallery – Nashville, TN

“Gus Fink, Shaunna Peterson, Kevin Titzer” Alcove Gallery – Atlanta, GA

Casey McGlynn, Kevin Titzer” Garde Rail Gallery – Seattle, WA

2005

“Mary Klein, Kevin Titzer” Rogue Buddha – Minneapolis, MN

Transformation 5: Works In Found Materials” SCC Gallery – Pittsburgh, PA

“Solo Exhibition” Garde Rail Gallery – Seattle, WA

Mr. Hooper, Kevin Titzer” Alcove Gallery – Atlanta, GA

“Solo Exhibition” C1 Artspace – Toronto, Canada

Steve Cull, Kevin Titzer” Chapman Friedman Gallery – Louisville, KY

2004

“Kevin Titzer, Bill Skrips” Zeek Gallery – Salam, OR

Grimms Fairy Tales Reinvented” Society Of Arts & Craft – Boston, MA

“Mr. Hooper, Kevin Titzer” Yard Dog Gallery – Austin, TX

Solo Exhibition” Garde Rail Gallery- Seattle, WA

Mr. Hooper, Kevin Titzer” Alcove Gallery – Atlanta, GA

“Snowball In Hell: Art Inspired by They Might Be Giants”

Garde Rail Gallery – Seattle, WA

2003

“Jon Langford, Kevin Titzer” Tag Art Gallery – Nashville, TN

Rik Catlow, Mr. Hooper, Kevin Titzer” Tag Art Gallery – Nashville, TN

“Melissa Meyer, Kevin Titzer” Chapman Friedman Gallery – Louisville, KY

2002

“The Griffen Brothers, Kevin Titzer” Tag Art Gallery – Nashville, TN

“Jon Langford, Kevin Titzer” Chapman Friedman Gallery – Louisville, KY

“Gadgets, Gizmos, & Games” Art Complex Museum – Duxbury, Mass

2001

“Once And Again” OXOXO Gallery – Baltimore, MD

Jon Langford, Kevin Titzer” Tag Art Gallery – Nashville, TN

“Spyglass” Gus Luckys Art Gallery – Minneapolis, MN

The Box” Chapman Fridman Gallery – Louisville, KY

2000

« The Elephant Project” Phukaewitaya School – Saraburi, Thailand

95-99

Exhibitions provided upon request

 

 

Exhibitions Curated

2004 – Snowball In Hell: Art Inspired By They Might Be Giants

2011 – Dig For Fire: Art Inspired By The Pixies

2013 – Troublesome Houses: Art Inspired By Will Oldham

 

Acknowledgements

2006 – Indiana Arts Commission Individual Artists Grant

Funded visiting artist trip to Berlin
2000 – Indiana Arts Commission Individual Artists Grant

Funded visiting artist trip to Bangkok

1997 – Penland School of Craft Assistantship

1996 – Anderson Ranch Arts Center Scholarship

 

Visiting Artist

2007 – Collaboration with artist April Gertler – Berlin, Germany

2000 – Project 304 Art Gallery – Bangkok, Thailand

1999 – University of Wisconsin River Falls – Wisconsin

 

Workshops Taught

2000 – The Elephant Project – Phukaewitaya School – Saraburi, Thailand

2000 – Lost And Found – Artworks Studio – Evansville, IN

 

Art Direction

2007 – Mock Orange music video (Song in D) Album: Captain Love, Wendsday records

2005 – Wood Diary short film Directed by David E. Mayers, Exit 7 media

 

Luca Fortin

LUCA FORTIN

BIOGRAPHIE

Luca Fortin est actuellement candidat à la maîtrise professionnelle en architecture et complète à l’été 2015 le microprogramme de deuxième cycle en création de livre d’artiste à l’Université Laval. Son parcours est reconnu par sa nomination comme médaillé du Lieutenant-gouverneur du Québec pour la jeunesse (2008); La fondation du millénaire du gouvernement du canada (2009); La fondation W. Garfield Weston (2009); The Loran Award Foundation (2010); Forces Avenir au collégial (2011) ainsi que par l’Université Laval qui lui remet une bourse de leadership artistique en 2014. Ses œuvres font partie de la collection Loto-Québec ainsi que de plusieurs collections privées.

Originaire d’Alma, vivant entre Québec et Saint-Gédéon. Représenté par la Galerie la Corniche.
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Luca Fortin – démarche

Mes œuvres puisent leur inspiration en parallèle à mes recherches architecturales. Je souhaite mettre en évidence ces contrastes quotidiens qui nous entourent que sont la mort et la vie; la présence et l’absence; le vrai et le faux. Je veux faire vivre au regardeur une expérience de corps à corps avec un monde où la prédominance d’une atmosphère éthérée donne lieu à des flous, des fondus et où l’absence de repères me permet d’osciller entre la composition et la décomposition de l’espace. Cette idée d’assister à quelque chose qui est en train de se modifier et d’évoluer est centrale à mon exploration matérielle. Mes récentes recherches tendent vers une hybridité entre techniques traditionnelles et outils numériques où je passe de l’un à l’autre afin de générer des formes qui sont ensuite déformées par ce même processus de création d’image. Je joue ainsi avec l’échelle des objets dans le but de créer des ambiguïtés visuelles qui invitent à se questionner sur ce qui se trouve entre l’un et l’autre, entre la réalité et la fiction, entre le physique et l’impalpable.

 

William Ronald

Ronald, William

William Ronald, né Smith, peintre (Stratford, Ont., 13 août 1926 — Toronto, Ont., 9 févr. 1998). Par son expressionnisme abstrait, Ronald marque une époque dans l’art canadien.

Portrait de Trudeau

Huile et peinture au pistolet sur coton réalisée par William Ronald (avec la permission de l’artiste et de la Robert McLaughlin Gallery).

William Ronald, né Smith, peintre (Stratford, Ont., 13 août 1926 — Toronto, Ont., 9 févr. 1998). Par son expressionnisme abstrait, Ronald marque une époque dans l’art canadien. En 1953, il joue un rôle fondamental dans la formation du GROUPE DES ONZE, premier groupe de PEINTURE abstraite en Ontario. Son talent réside dans la spontanéité, le dynamisme et l’énergie de son oeuvre ainsi que dans sa facilité naturelle à manier le pinceau. Après des études au Collège des beaux-arts de l’Ontario, avec Jock MACDONALD, Ronald se rend à New York en 1952, où il étudie brièvement à la Hans Hofmann’s School.

Au milieu des années 50, après avoir fait le va-et-vient entre Toronto et New York, il déménage à New York. La peinture fragmentaire et explosive de Willem de Kooning l’influence, mais, par contraste, il utilise une technique sauvage afin de composer de grands motifs centraux avec, en arrière-plan, une ligne d’horizon. En 1957, il présente sa première exposition à la Samuel Kootz Gallery, une collaboration qui durera jusqu’en 1963.

Au milieu des années 60, il revient au Canada. En 1967, la commande d’une murale pour le CENTRE NATIONAL DES ARTS, à Ottawa, influence le style de Ronald. Son oeuvre évolue alors vers le Hard Edge, précurseur de l’art canadien des années 70. Il conserve son intérêt pour le mouvement automatiste, utilise une symbologie, souvent composée de motifs centraux qui l’intéresse. Il mène aussi une carrière de communicateur. Il anime une émission de variétés sur les arts, The Umbrella (1966-1967), présentée à la télévision, et une émission radiophonique As it Happens (1969-1972), diffusée sur les ondes du réseau anglais de Radio-Canada. Parmi ses oeuvres des années 80 figure une série de portraits abstraits de premiers ministres.

ref: encyclopédie canadienne

Biographies des artistes