Edmund Alleyn

Après avoir étudié à l’École des beaux-arts de Québec, il part en France en 1955, où il vit et expose ses oeuvres jusqu’en 1971. De retour au Québec, il s’installe à Montréal, puis enseigne à l’U. d’Ottawa à partir de 1972. Son évolution en tant que peintre est des plus surprenantes, car chacune de ses périodes artistiques témoigne de sa virtuosité et de son originalité.

Alleyn commence par une période de figuration stylisée (1952-1962), pendant laquelle ses oeuvres tachistes ou gestuelles font preuve d’élégance et de fluidité. Puis, il fait une incursion dans la mythologie autochtone en créant des oeuvres qui s’en inspirent, avant de s’engager dans une série de portraits schématiques inspirés de la science-fiction, de la médecine déshumanisée et d’autres effrayants « zooms, conditionnements et agressions ». Lire la suite

Hubert Tison

HUBERT TISON

Hubert Tison est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Montréal, élève d’Albert Dumouchel pour la gravure et d’André Jasmin pour la peinture. Boursier du Conseil des Arts, il poursuit ses études durant trois années à Zurich,  Londres, et  Paris. De retour à Montréal, il offre ses services à la Société Radio-Canada en tant que spécialiste du graphisme animé. Il est reçu membre de l’Académie Royale des Arts du Canada (ARC). Il met sur pied et dirige le Studio d’Animation de  la Société Radio-Canada, lequel s’est mérité de nombreux prix ainsi que la reconnaissance internationale. Il est le producteur et complice de tous les films de Frédéric Back, couronnés de quatre nominations dont deux Oscars par l’Academy of Motions and Pictures.

Depuis 2005, Hubert Tison fait le grand saut; il choisit de réaliser son rêve, de laisser place à la peinture. Le mouvement et la transparence sont très présents dans ce qu’il nomme ses «paysages intérieurs». J’aime me laisser surprendre par les impressions, les rythmes et la couleur qui inspirent le tableau en création. J’aime aussi le risque de pouvoir tout remettre en question, c’est le souffle de l’inspiration.

Les tableaux d’Hubert Tison sont avant tout une transposition poétique d’émotions qu’il laisse épanouir sur la toile.

Hubert Tison, artiste, abstraction, galerie la corniche

Marie-Angèle Breitner

Marie-Angèle Breitner

Née en France, Marie-Angèle Breitner fait ses études à l’École des Métiers d’Arts de Paris. Elle s’installe au Canada en 1970  où elle entreprend une carrière marquante dans le cinéma en tant que  chef-maquilleuse. Elle collabore aux premières productions cinématographiques québécoises, et participe activement à son développement. Elle a collaboré à plus d’une centaine de films au Canada entre autres Kamouraska,   Ma vie en Cinémascope, Un Dimanche à Kigali et à l’étranger. Elle s’est méritée de nombreux prix et reconnaissances dans le monde du cinéma.

Parallèlement à sa carrière, c’est par la peinture qu’elle développe un art plus intime, un art qui lui appartient. Elle puise son inspiration dans ses nombreux voyages. L’espace urbain influence énormément ses tableaux  Elle aime les textures, une référence marquante reliée à son métier. Elle utilise les textures, la matière pour créer la profondeur, l’espace et la lumière.

Ses tableaux témoignent de sa sensibilité et son habilité à transposer sur toile les  émotions qu’elle laisse épanouir en elle.

Marie-Angèle Breitner, abstraction, peintre, maquilleuse, galerie la corniche

Marcel Barbeau

Marcel Barbeau

Marcel (Christian) Barbeau, naît le 18 février 1925 à Montréal (Québec, Canada) où il vit jusqu’en 1952. Entre 1942 et 1947, il étudie le dessin d’ameublement à l’École du Meuble de Montréal. Avec son professeur de dessin, le peintre Paul-Émile Borduas il s’initie à l’art, particulièrement à l’art moderne et découvre sa vocation artistique.

Entre 1944 et 1953, il fréquente l’atelier de Borduas. En 1945-1946 dans son Atelier de la ruelle, il initie avec Jean-Paul Riopelle les premières expériences d’expressionnisme abstrait au Canada, en peinture comme en sculpture. Il poursuivra cette production jusqu’à la fin des années cinquante. Il participe alors à toutes les activités du groupe Automatiste, mouvement artistique pluridisciplinaire à résonances sociales inspiré du surréalisme, et il signe son manifeste, Refus Global, publié le 9 août 1948.

Il vit et fait carrière à l’extérieur du Québec de l’automne 1957 à l’été 1974 : Vancouver, Paris, New York, la Californie du sud deviennent tour à tour ses ports d’attache. Du printemps 1962 à l’été 1964, Barbeau vit à Paris où il expose chez Iris Clert. Il y reviendra entre 1971 et 1974, après avoir vécu et fait carrière pendant cinq ans aux États-Unis, à New York (1964-1968), puis en Californie (1970-1971). Au début des années quatre-vingt-dix, il retourne en France, partageant son temps entre le Québec et Paris, où il tient deux expositions solos à la Galerie Donguy. Il réside à Bagnolet, en région parisienne, depuis 1996, tout en retournant au Québec pour de longs séjours durant l’été.

D’abord peintre et sculpteur, Marcel Barbeau s’est aussi intéressé à l’estampe, au dessin, au collage, à la photographie, à la performance et à l’installation. Il a produit des dessins, des peintures et des sculptures de très grands formats et il a réalisé plusieurs oeuvres d’art public. Constamment à la recherche de formes nouvelles et de nouveaux modes d’expression, curieux des découvertes scientifiques comme de l’évolution de la création en poésie, en danse, en musique et en théâtre, il a exploré la transdisciplinarité en empruntant des problématiques ou des éléments propres à ces disciplines. Il fut ainsi conduit à s’associer à des artistes d’autres disciplines à l’occasion d’événements de création interdisciplinaires.

Son oeuvre, à la fois épurée et expressive, appartient à l’univers baroque. Elle a évolué rapidement témoignant d’une double vision apollinienne et dionysiaque, selon les termes de Carolle Gagnon, co-autrice avec Ninon Gauthier de la monographie qui lui est consacrée « Marcel Barbeau: Le regard en fugue, CECA, Montréal, (1990) » , et « Cercle d’Art, Paris (1994) ». C’est que, explique Charles Delloye dans la préface de ce livre d’art: «L’option fondamentale qui sous-tend et enveloppe toute l’activité créatrice de Marcel Barbeau est une impulsion réitérée de «passage à la limite» Et le philosophe ajoute : «… ce qui compte pour lui,… c’est d’attester, dans sa marginalité latérale englobante, le principe créateur initial absolu, le pouvoir instaurateur originaire pur de l’apparaître pictural, dans son irréductibilité à toute formulation, qu’il promeut ou est susceptible d’établir.»

Les oeuvres de Marcel Barbeau ont été exposées au Canada, aux Etats-Unis, en Europe et en Afrique du Nord. Elles ont été commentées dans des articles, des catalogues, des travaux universitaires, des dictionnaires biographiques et des livres d’art. Elles ont également fait l’objet de vidéos et de films d’art, dont « Barbeau libre comme l’art », portrait filmé de la cinéaste Manon Barbeau, produit par l’ONF et « Informaction » en l’an 2000.

Marcel Barbeau, artiste, automatisme, artiste historique galerie la corniche

 

Léo Ayotte

Léo Ayotte

Léo Ayotte voit le jour le 10 octobre 1909 à Sainte-Flore en Mauricie. Il s’adonne très tôt à l’écriture et à la composition de croquis de paysages. Rebelle, turbulent et de nature bohème, il développe, quoique encore très jeune, un problème de boisson qui le hantera une bonne partie de sa vie.

Son amour de la nature et l’émerveillement qu’elle lui procure, l’amènent naturellement vers la peinture. C’est en 1938, qu’Ayotte décide de quitter sa Mauricie natale pour Montréal. Sans le sous, il agit tout d’abord comme modèle à l’École des Beaux-Arts et réussit ensuite à y décrocher un travail de concierge. Prêtant une oreille attentive aux leçons des professeurs, il acquiert dès lors de précieuses connaissances. Toujours sans argent, Ayotte s’accapare des restants de tubes de couleurs des élèves et s’en sert pour peaufiner son style lors de ses temps libres. Le temps passé à l’École des Beaux-Arts s’avèrera déterminant dans son cheminement d’artiste.
Quelques temps plus tard, Ayotte déniche un appartement rue Saint-Christophe, qui deviendra son atelier pendant plus de trente ans. Son problème d’alcoolisme semble empirer et le met souvent dans l’embarras. Grâce à sa forme physique hors du commun et une alimentation rigoureuse, il parvient tout de même à se rebâtir une santé après chaque épisode de beuverie. Toutefois, son art et sa réputation en souffrent de plus en plus. Conscient qu’il se dirige vers une auto-destruction inévitable, Ayotte cesse de boire en 1958 et règle une fois pour toutes son problème avec sa seule volonté.
C’est à partir de ce moment, ayant une nouvelle perspective sur la vie et un regain d’énergie, qu’il produira ses plus belles toiles. En 1962, il part pour l’Europe et visite le Louvre à Paris. Sa nièce Louise-Hélène, aussi artiste-peintre, le rejoint plus tard sur la Côte d’Azur où ils y peindront plusieurs tableaux. Ce séjour lui procure d’inoubliables moments et il revient au pays plus rayonnant que jamais. Ses tableaux remportent de plus en plus de succès et tout va pour le mieux.
L’autodidacte ne dérogera jamais de son style unique. Ayotte n’utilisait souvent qu’un seul pinceau pour réaliser une oeuvre. D’un geste sûr et d’une spontanéité déconcertante, il réussissait toujours ses toiles du premier coup, n’ayant pas à y apporter d’éternelles retouches comme la plupart des peintres. Les traits gras et les couleurs vivantes qui émergeaient de son pinceau, le prolongement de son âme, animaient les sujets dont il savait en capter l’essence comme nul autre. Ses paysages colorés constituent de véritables hymnes à la nature. Ses natures mortes et ses portraits toujours chargés d’émotion, complètent son oeuvre et le consacrent comme un artiste de premier plan sur la scène québécoise. Après un dur combat contre le cancer, il s’éteint en décembre 1976.

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