Paul A. Caron (1874-1941)

Paul Archibald Caron (Montréal 1874-1941)

BIOGRAPHIE

Né à Montréal en 1874, Paul Caron est peintre aquarelliste, dessinateur, graveur et illustrateur. En 1891, il entre comme dessinateur dans une manufacture de vitraux de Montréal où il travaille pendant onze ans. Au début de cette période, il étudie le dessin avec E. Dyonnet au Conseil des arts et manufactures de Montréal, puis dans les cours de William Brymner à l’école de l’Art Association of Montreal. Maurice Cullen le enseigne le dessin dans la même école. Caron fait également de brefs séjours d’étude à New York et à Philadelphie.

De 1897 à 1908, il est dessinateur puis directeur artistique au quotidien La Presse de Montréal. Il collabore également au Canadian Magazine, au Saturday Night à Toronto, au Montreal life, ainsi qu’à L’Album universel du Monde illustré. Il travaille pour la Desbarats Advertising Agency pendant plus de vingt-cinq ans à partir de 1903, agence dont il finit par devenir directeur artistique. Il illustre entre autres des livres de légende (Sir Lancelot’s return), de mythologie (Helen and Aphrodite) et d’autres d’intérêt régional (Quebec Old and New, Saguenay).

SUJETS

Caron puise de préférence les sujets de ses peintures, dessins et gravures dans les différents quartiers de Montréal, mais certaines œuvres témoignent d’excursions à Québec en 1927, 1931, 1934, à Baie-Saint-Paul en 1935 et 1937 et à Saint-Hilarion en 1937. Ses paysages urbains et ruraux ainsi que ses décors hivernaux lui valent la reconnaissance générale, et ses cartes de Noël à l’aquarelle ou gravées sont largement diffusées.

 

TECHNIQUES

Caron fait plus souvent de la peinture, et surtout de l’aquarelle, que du dessin, produisant à l’occasion des gravures sur bois. Il participe à l’esthétique Art nouveau. Il s’intéresse peu à la symbolique et recherche dans ses mises en page un trait dépouillé et précis comme celui de l’américain John Sloan.

 

EXPOSITIONS

Caron envoie un carton de vitrail à l’Exposition universelle de 1900 à Paris et vingt et un de ses papiers figurent à l’exposition de la Newspaper Artists’ Association de Montréal en 1903. Il figure régulièrement aux expositions de l’Art Association of Montreal de 1905 à 1941 (posthume), à celles de l’Académie royale canadienne de 1904 à 1940. Il participe à des expositions collectives du Musée des beaux-arts du Canada en 1928  et en 1929 et de l’Ontario Society of Artists en 1930.

 

DISTINCTIONS

Caron obtient le prix Jessie Dow pour ses aquarelles et est élu associé de l’Académie royale canadienne en 1939.

 

COLLECTION

Ses œuvres dessinées ou gravées sont présentes au Musée des beaux-arts du Canada, au Musée Stewart à Montréal, à l’Edmonton Art Gallery en Alberta, au Glenbow-Alberta Institute de Calagary et au Musée national des beaux-arts du Québec.

 

Source: David Karel, Dictionnaire des artistes de langue française en Amérique du Nord: peintressculpteurs, dessinateurs, graveurs, photographes et orfèvres, Presses de l’Université Laval, 1992

Adrien Hébert

Adrien Hébert (1890-1967)

Fils du sculpteur Louis-Philippe Hébert, Adrien Hébert est né le 2 avril 1890 à Paris où il passa une partie de son enfance. C’est au Monument National, à Montréal, qu’il commence ses études artistiques sous la direction d’Edmond Dyonnet et Joseph-Charles Franchère. Il poursuit sa formation dans la classe de William Brymner à la Art Association of Montreal jusqu’en 1911, année où il retourne à Paris. Là , il s’inscrit à l’École des Beaux-Arts mais, peu assidu aux cours, il passe la plupart du temps à découvrir la ville et visiter les musées, surtout le Louvre et le Jeu de Paume. De retour à Montréal en 1914, il enseigne au Conseil des Arts et Manufactures et, en 1918, il collabore, en tant qu’illustrateur, à la revue Le Nigog.

Le séjour qu’Adrien Hébert fait en France en 1922 et 1923 marque le passage vers sa maturité artistique. Dès son retour au Canada, il s’intéresse au port de Montréal, réalisant une série de toiles sur ce sujet. Par ses choix thématiques, il conteste la prédominance de la peinture traditionnelle dont les sujets ruraux lui apparaissent désuets. Il défend ses propositions dans quelques articles développant alors son argumentation. Hébert nous livre sa conception de l’art à travers des séries mettant en scène la ville, le port et l’animation de la rue. Son travail présente, par son caractère formel et thématique, plusieurs similitudes avec la peinture américaine contemporaine; cependant, il n’en possède pas l’aspect critique.

La carrière artistique d’Adrien Hébert débute en 1909 par l;a présentation de ses premières oeuvres au Salon du printemps de la Art Association of Montreal où il expose régulièrement jusqu’en 1954. Lauréat du prix Jessie Dow en 1936, 1940 et 1953, président du Arts Club of Montreal en 1938, dont il devient « Honorary member » en 1962, Adrien Hébert est élu à l’Académie Royale du Canada en 1941. Bien que dans les années 1940, son apposition radicale aux courants abstraits ait eu tendance à l’isoler, il a néanmoins introduit le thème de la modernité dans la peinture québécoise entre-deux guerres et, en cela, on peut affirmer que son apport reste déterminant. Adrien Hébert est mort à Montréal le 20 juin 1967.

galerie la corniche, peintre canadien scène de Gaspésie

Gaspé, Adrien Hébert. Peintre canadien, galerie la corniche